03 avril 2009
Adieu "fraternité", bonjour "diversité" !
D'ici
une une dizaine de jours, Yazid Sabeg, le nouveau commissaire « à la
Diversité et à l’Egalité des chances », proposera officiellement à
Nicolas Sarkozy de soumettre au Parlement un projet de loi « visant à
rendre licite la mesure de la diversité ».
Il s’agirait concrètement, au nom de la lutte contre les discriminations, d’autoriser des « statistiques ethniques ». Même si Yazid Sabeg, conscient de toucher ici à un sujet particulièrement brûlant, a tenu à préciser que les enquêtes se fonderaient, non pas sur des critères objectifs (couleur de peau, patronymes), mais sur des critères subjectifs (le sentiment d’appartenance à une communauté). « Il s’agit de demander aux personnes comment elles se définissent, ce qu’elles ressentent » déclare-t-il ainsi. Qui plus est, ces enquêtes, dont il a confié le soin à une commission d’en élaborer les modalités, se baseraient sur le volontariat et l’anonymat.
Des statistiques ethniques préludes au règne des ethnies
Si Yazid Sabeg se veut rassurant, et se garde bien de parler de « statistiques ethniques », c’est bien de cela qu’il s’agit. Repérer et distinguer aux yeux de la loi des individus à raison d’une appartenance ethnique, qu’elle soit réelle ou ressentie, revient au même danger : celui de tuer une communauté nationale qui ne connaît et ne reconnaît que des citoyens, tous égaux devant la loi, passant outre les origines et les différences de chacun. Une communauté remplacée par une multitude de tribus et d’ethnies dans lesquels les citoyens sont désormais priés de se ranger, prisonniers qu’ils sont de leurs origines et de leurs faciès.
La distinction des citoyens en fonction de communautés, réelle ou supposée, est quoiqu’il en soit un non-sens dans le cadre d’une lutte contre les discriminations. Comment peut-on sérieusement croire qu’on peut lutter contre des facteurs discriminants en officialisant ceux-ci via des statistiques ethniques ? Comment peut-on sérieusement croire qu’on rendra les citoyens égaux si l’on ne cesse de pointer leurs origines et leurs faciès, et de les encourager à se définir seulement vis-à-vis d’eux ? Comment, enfin, ne pas craindre que de s’appuyer sur des « ressentis » galvanisera une victimisation dont les groupuscules ethnicistes savent si bien exploiter ?
C’est à ce jeu dangereux auquel s’adonne Monsieur Sabeg, alors même qu’il est prouvé que les statistiques ethniques, par exemple aux Etats-Unis, n’ont jamais permis de gros progrès dans la lutte contre les discriminations. Pas plus que la « discrimination positive », son corollaire, dont Yazid Sabeg est un chaud partisan.
La discrimination positive ou l’obsession raciale contre la méritocratie
Une « discrimination positive » elle aussi à l’ordre du jour en France, impulsée par un Président qui promettait de redonner des couleurs à la méritocratie. En régime méritocratique, si la couleur de la peau et/ou les origines ne devraient pas être un handicap, elles ne devraient non plus jamais être un avantage acquis, un accélérateur social, comme dans le cas de la « discrimination positive ». Dans les deux cas, c’est offrir à ces facteurs discriminants un rôle décisif. Et il est de bon sens de penser que de donner une promotion ou un avantage à quelqu’un parce qu’il est noir, arabe ou autre, c’est le refuser à un autre parce qu’il ne l’est pas.
Derrière ces prétendues luttes contre les discriminations, derrière cette promotion tous azimuts de la sainte « diversité », se cachent en réalité des velléités antirépublicaines et communautaristes. Des velléités que l’UMP et le PS prennent soin d’encourager, leur permettant ainsi d’évacuer une bonne fois pour toute la question sociale.
En effet, quand on parle et prône la « diversité », il n’est jamais question de « diversité » sociale, ou encore des opinions. Non. La « diversité » est toujours ethnique. Les personnes « issus de la diversité », qu’il faut, selon cette doxa, voir davantage accéder aux manettes du pouvoir, sont toujours des personnes issues de l’immigration, essentiellement les Noirs et les Maghrébins. Jamais un ouvrier, jamais un pauvre campagnard ne sera considéré comme telle. Jamais Martine Aubry, par exemple, qui souhaite instaurer de la « diversité » dans les listes du PS pour les prochaines élections européennes, n’entend par là y intégrer des ouvriers, des gens issus des couches sociales modestes. Ce serait évidemment un sacrilège. La seule « diversité » qui vaille, la seule « diversité » à encourager, est évidemment celle du taux de mélanine dans l’épiderme !
Il y en a même, dont il faut saluer l’honnêteté de leurs intentions, qui proposent ni plus ni moins que de remplacer la vieillotte « fraternité » par la si moderne « diversité » dans la devise républicaine. Une « diversité » qui entend ségréger les citoyens selon leurs faciès et leurs origines, plutôt qu’une « fraternité » qui entend rassembler les citoyens au-delà de leurs différences, voilà qui voudrait tout dire !
Une « diversité » pour mieux en finir avec la question sociale
Comme le démontre fort bien Walter Benn Michaels, l’auteur de « La Diversité contre l’égalité », un ouvrage paru récemment, « la ‘diversité’ n’est pas un moyen d’instaurer l’égalité, mais une méthode de gestion de l’inégalité ». Nos gouvernants ayant renoncé à mettre fin aux inégalités sociales, ils entendent détourner notre regard sur celles-ci en focalisant les débats sur la quête de la « diversité ». Une « diversité » qui ne permet au mieux que de « diversifier » le faciès et les origines des tenants du pouvoir, sans déranger aucunement le système économique inique actuel. Une « diversité » qui fait figure en somme de « gauchisme des classes supérieures », pour reprendre l’expression de Michaels, qui souhaitent faire oublier leurs privilèges et se libérer de toute culpabilité.
Yazid Sabeg est lui-même un pur symbole de cette « diversité » au service du néolibéralisme. Grand patron, il est un membre éminent de l’aristocratie économique, une aristocratie dont il partage les intérêts et les valeurs, et dont il ne se distingue de ses congénères que par son faciès. Ainsi, quand il prétend avoir l’objectif de mettre en pratique « l’égalité des chances » dans notre pays, c’est évidemment d’une pathétique malhonnêteté intellectuelle.
Morcellement de la nation républicaine en communautés ethniques rivales, dissolution de la question sociale : telles sont les vraies intentions que sous-entend la quête de « diversité ». Une « diversité » qu’il est plus que jamais nécessaire de démasquer et de combattre comme il se doit.
01 avril 2009
« La journée de la jupe », le film qui pulvérise l’islamiquement correct
Comme 2.245.000 d’entre vous, j’ai vu le film « La journée de la jupe » avec Isabelle Adjani vendredi soir sur Arte (1). J’ai compris alors les difficultés du réalisateur pour faire et diffuser ce film : boycott des producteurs, puis des chaînes de télévision, et enfin des salles de cinéma : il est tout simplement très politiquement incorrect ! Saluons donc Arte qui a eu le courage de briser le plafond de verre médiatique en programmant cette œuvre de Jean-Paul Lilienfeld, ce qui lui vaut un record historique d’audience. Et pour ceux qui n’ont pas pu voir le film, sachez qu’il est en ligne sur Internet jusqu’au 26 mars (2), et qu’il sortira dans les salles le 25 mars.
Je laisse aux cinéphiles le soin de décrire les qualité techniques du film. Pour ma part, j’ai apprécié le côté thriller où dès la première minute et jusqu’à la dernière, on est tenu en haleine par un scénario d’une rare densité, et par une approche à la fois humaine et technologique de cette situation de crise. Par exemple, la vulgarisation rassurante des méthodes du Raid vaut mieux qu’un documentaire spécialisé. Mais passons aux différents « messages » du film, qu’on n’avait jamais vus aussi explicites et réunis dans une même œuvre de fiction française jusqu’à présent.
« La journée de la jupe » dénonce tout ce que nous disons depuis bientôt deux ans sur Riposte Laïque. Tout y passe, en vrac et en boucle : les chiennes de garde qui démolissent la féminité au nom du féminisme, le pédagogisme décervelant à la Bégaudeau et à la Darcos, les insultes sexistes, une ministre de l’Education nationale peureuse et prête à sacrifier médiatiquement et physiquement la victime expiatoire, les filles obligées de s’habiller comme des sacs à patates, l’accusation d’« islamophobie », la peur d’émeutes urbaines, la victimisation des coupables et la culpabilisation des victimes, l’irrespect envers les adultes, l’antisémitisme islamique et le racisme anti-blancs, l’école républicaine transformée en garderie et en « fabrique de crétins », l’hyper-violence, l’arabisation et l’appauvrissement de la langue française, l’éclatement des familles, le racket, les mots faux-culs comme « quartier sensible » ou « contexte », les professeurs qui baissent le pavillon jusqu’à se faire complice des voyous ou à se servir du Coran en classe pour les apaiser, le multiculturalisme, l’échec de l’intégration (et ne parlons même plus d’assimilation), le communautarisme ethnique, le mépris des valeurs laïques, les viols collectifs, les superstitions religieuses, le machisme abruti, la manipulation de l’opinion publique, le proviseur qui ne pense qu’à étouffer les problèmes de son établissement et qui accuse la victime d’être à la fois « catho coincée » et trop laïque (ultra-laïciste, comme on dit chez Kintzler et Fourest), l’affinité entre les islamistes algériens et les « sauvageons » de nos banlieues, le commerçant chinois qui fuit la cité parce qu’il a été victime de multiples braquages, les menaces de représailles, l’influence affligeante des séries télé et des reality shows, etc.
Et surtout, le film ne fait aucune impasse sur la dénonciation de l’islamisation qui pourrit notre société et en particulier ces jeunes élèves issus de l’immigration et communautarisés. « La journée de la jupe » n’a pas eu besoin de s’abriter derrière des évangélistes ou une version bisounours de l’islam pour en dénoncer les effets désastreux, ainsi que sa responsabilité directe dans la haine des non-musulmans, dans une représentation préhistorique de la femme qui ne peut être qu’objet, soit pute, soit soumise, et dans les atteintes à la laïcité française et occidentale.
Nous savions déjà tout cela, et une majorité de nos concitoyens sans doute aussi. La preuve en est que les premières réactions d’internautes sont quasiment unanimes pour se réjouir de voir ainsi dénoncés les « clichés idéologiques », « l’hypocrisie de la hiérarchie dans l’Education nationale », le « politiquement correct », les « certitudes dogmatiques et corporatistes », la « niaiserie bien-pensante et satisfaite qu’est Entre les murs », les « valeurs peu à peu oubliées », la « dérive de notre société », etc. (3)
Oui, nous le savions, et vous aussi. Mais « La journée de la jupe » ne fait pas que conforter et encourager notre combat : sa diffusion à une heure de grande écoute constitue un tournant magistral : c’est l’ouverture d’une brèche importante dans la barrière médiatique et la propagande d’Etat, dont on percevait déjà les fissures.
C’est également la démonstration cinglante de l’impasse à laquelle nous conduisent nos gouvernants et leurs idiots utiles. Ce gouvernement ubuesque qui soi-disant prétend combattre les talibans en Afghanistan, et qui n’est pas capable de rétablir l’ordre républicain dans nos zones de non-droit. Ce gouvernement pusillanime dont la justice de la pensée condamne un article où Kad Merad dit qu’il apprécie « le cigare à l’apéro » (4) mais ferme les yeux sur les appels à la haine et à la violence distillés dans des mosquées ou dans des manifestations jihadistes. Ce gouvernement lâche qui n’a plus que le « ministère de la parole » pour rabâcher ses indignations à chaque fois qu’un élève ou un enseignant est sauvagement agressé, et qui invite ses policiers à ne plus poursuivre les délinquants (5). Ce gouvernement faible dont le chef nous avait dit que « la France n’est pas un pays où l’on porte la burka », et qui ne fait strictement rien contre les voiles intégraux et intégristes qui se multiplient. Ce gouvernement dogmatique et son opposition complice qui nous promettent d’imposer de force une « diversité » anti-républicaine et anti-démocratique aux Français sans exiger en retour le moindre devoir civique de la part des communautés immigrées. Ce gouvernement ruineux et ses élus de droite comme de gauche qui multiplient le financement illégal du culte musulman (22 millions pour une seule mosquée à Paris, qui dit mieux ?) alors que « les caisses sont vides » et qu’il n’a jamais démontré que l’islam apporterait le moindre bénéfice aux Français. Ce gouvernement menteur qui fait croire que la délinquance est en baisse alors que les faits divers du moindre journal local prouvent le contraire, et démontrent que la violence urbaine est de plus en plus barbare. Ce gouvernement affabulateur dont les « sociologues » et les ministres autoproclamés nient les « bandes ethniques » et prétendent qu’il n’y aurait que 222 « bandes » en France, alors qu’ils comptent par ailleurs un millier de zones de non-droit où désormais on tire à vue sur les forces de l’ordre (6).
« La journée de la jupe » illustre tout cela, et n’épargne pas non plus les idéologues de gauche qui ont détruit notre Education nationale de l’intérieur, avec leurs relais syndicaux et corporatistes. Mais permettez-moi de saluer l’efficacité de deux autres films, « Entre les murs » et « Welcome », dont la promotion médiatique fut évidemment bien plus massive que celle du film de Jean-Paul Lilienfeld : en effet, ces deux caricatures malsaines de promotion du catéchisme droitsdelhommiste ont eu exactement l’effet inverse de celui escompté. A force de traiter les Français de racistes et d’imbéciles, et de vanter au contraire ceux qui leur crachent dessus et qui les humilient, les arroseurs sont arrosés et se ridiculisent eux-mêmes.
Saluons enfin Isabelle Adjani, la « Sonia Bergerac » du film. Il faut du courage pour se prêter à un exercice qui peut lui valoir la réprobation de ses pairs médiatiques. Mais elle explique fort bien son engagement dans cette aventure dans une interview au Nouvel Obs (7). On y retrouvera toutes les dénonciations du film, par exemple sur le féminisme : « La modernité, c’est la jupe ou le pantalon ? Ce fut le pantalon, c’est devenu la jupe. On est loin des acquis féministes. On est dans la nécessité de revenir à une féminité vivable. Féminine égale pute, c’est quand même embêtant. C’était inimaginable avant le phénomène de l’intégrisme islamique. Il est étrange que le pantalon soit vécu comme un voile. » Ou encore sur la déculturation prônée par le chef de l’Etat qui préfère l’imam et le curé à l’instituteur et par son nouveau sous-vizir Yazid Sabeg qui veut réduire l’exigence de langue française et de culture générale dans les grandes écoles (8) : « Vos élèves dans le film restent sourds aux charmes de Molière. Que vous inspire la frigidité du président de la République pour « la Princesse de Clèves » ? Voyez mon accablement... Tant pis pour lui. Si Carla Bruni pouvait lui lire ce livre chaque soir au coin du feu sur un air de guitare... Personnellement, je ne sais pas comment j’aurais vécu ma vie amoureuse si je n’avais pas lu « la Princesse de Clèves ». »
« La journée de la jupe » est un film où Riposte Laïque reconnaît totalement tous ses combats, républicains, laïques et féministes. Nous nous réjouissons non seulement de voir brisée si magistralement l’omerta des médias et des politiciens, mais aussi – et peut-être plus – de constater que la cohérence de nos engagements rejoignent parfaitement – et souvent avec les mêmes mots – les réactions d’une très large majorité des Français qui ont vu le film. Bravo, bravissimo à Jean-Paul Lilienfeld et son équipe, à Isabelle Adjani, à Denis Podalydès incarnant avec brio un homme du Raid très humain, à tous les actrices et acteurs et à Arte !
Quelques extraits du film : la-journee-de-la-jupe-cote-profs_shortfilms
Et un peu de musique pour mettre du baume au coeur des enseignants !
http://www.dailymotion.com/video/x6914y_fatals-picards-securite-de-lemploi_music
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(1) http://www.arte.tv/journeedelajupe
(2) Depuis, Arte a déprogrammé les rediffusions, ne souhaitant pas faire de concurrence aux salles de cinéma.
(3) par exemple Cinema/Adjani-dans-La-Journee-de-la-jupe- !/(gid)/200602/(comment)/all
ou http://television.telerama.fr/tele/emission.php ?onglet=avis&id=12275559
(4) http://www.lepost.fr/article/2009/01/02/1372183_kad-merad-condamne-par-la-justice-pour-son-vice.html
(5) http://www.youtube.com/watch ?v=NcPRmEvxWoA
(7) http://artsetspectacles.nouvelobs.com/p2315/a397177.html
(8) yazid-sabeg-mesurer-l-ampleur-des-discriminations-et-des-politiques-publiques_1164459_3224.html
