28 février 2009
Fanny Truchelut lance une souscription
"Je remercie celles et ceux qui ont déjà souscrit à mon livre. J’ai encore besoin de vous.
Indépendamment de l’aide financière qui me permettra de le faire écrire, votre souscription aura comme impact d’être un indicateur d’un nombre d’exemplaires à publier, rassurant pour un éditeur.
Et puis, en souscrivant, vous le recevrez dédicacé.
Avec toute mon amitié
Fanny
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L’histoire s’écrit avec ce que les citoyens vivent. Pour laisser une trace de mon histoire, je voudrais sortir un livre. Si j’emploie ce mot sortir, c’est que je vais avoir besoin pour l’écrire de l’aide d’une personne dont le métier est l’écriture. Si un certain nombre de gens utilise les compétences des écrivains publics, peu l’avoue. Pour trouver le budget nécessaire, je vous invite à acheter le livre avant sa parution.
Montant de la souscription : 15 €
J'ai été condamnée le 08 octobre 2008, par la cour d'appel de Nancy à deux mois de prison avec sursis et 4000€ de dommages et intérêts pour discrimination religieuse. J'avais demandé en août 2006 à deux femmes voilées qui se présentaient avec leur famille dans mon gîte, de retirer leur voile dans les parties communes.
Le 29 août 2006, suite à des menaces reçues après le battage médiatique de mon affaire, Je suis allée au commissariat de police, dans un état de stress et d'angoisse intense, j’avais des craintes pour notre sécurité. J'explique au policier qui me reçoit la situation. Il a rédigé le procès verbal ci-dessous. Sur le moment, j'ai signé sans faire attention à la formulation, car ce n’était pas le problème qui me préoccupait à ce moment là.
Extrait du procès verbal : « le 11 août dernier, nous avons reçu une famille qui avait réservé un gîte, famille que nous avons refusé d'héberger, mon mari et moi, pour cause de port du voile de deux femmes composant cette famille, femmes qui refusaient, à notre demande, de retirer ce signe ostentatoire de leur religion dans les parties communes du gîte »
Les procès verbaux sont des documents retranscrits par une personne qui en écoute une autre qui parle verbalement.
Les jugements mentionnent : « refusé à Madame X, dans un lieu accueillant du public ou aux fins d'en interdire l'accès, la fourniture d'un bien ou d'un service, en l'occurrence la location d'un appartement dans un gîte rural, à raison de leur appartenance ou non, vraie ou supposée, à un ethnie ,ou à une nationalité déterminée, au motif que deux femmes portaient le voile." (PV du 29/08/2006).
Pour me condamner, le tribunal a retenu le terme : refusé mais a occulté le lieu où je demandais le retrait du voile, les parties communes : Salle de 70 m2 (salon - salle à manger) au rez-de-chaussée mise gratuitement à votre disposition, ainsi vous pouvez vous réunir en groupe ou rencontrer les autres locataires de la maison. Cette salle était en dehors de toute location.
Fanny Yvette TRUCHELUT
Email : fanny.truchelut@gmail.com
Site internet : http://www.a-voix-haute.com/
BANQUE : CIC Remiremont
30087 33661 00020074001 68
"
18 août 2008
Fanny Truchelut doit être relaxée
Pétition à l'initiative de Riposte Laïque
Le 6 juillet 2006, Fanny Truchelut, propriétaire d’un gîte de montagne dans les Vosges, accueillait cinq personnes qui avaient réservé leur séjour par Internet. Deux femmes de ce groupe étaient ostensiblement voilées. Surprise par un voile aussi patent, Fanny leur a demandé de bien vouloir le retirer dans les parties communes de son gîte, en hôtesse soucieuse de préserver l’harmonie d’un lieu paisible et les convictions de ses autres locataires qu’une tenue symbolisant la soumission des femmes pouvait troubler.
Son interlocutrice, Horia Demiati, militante active du port du voile - notamment sur les lieux de travail - se montrera intransigeante, repoussant le compromis proposé par la propriétaire. Devant cette attitude, et à la demande de la cliente, Fanny Truchelut lui a rendu ses arrhes, pensant ainsi clore le différend par respect mutuel. Mais Horia Demiati est allée aussitôt porter plainte, soutenue en la circonstance par le Mrap local.
Le procès de Fanny Truchelut a eu lieu quinze mois plus tard, le 2 octobre 2007, à Epinal. L’accusée, qui s’est retrouvée bien seule, a été salie par les avocats du Mrap, de la LDH, de la Licra, et même par la presse locale, chacun de ces organismes s’empressant de voir en elle une femme « raciste » et, qui plus est, « peu intelligente » ! Conséquence : Fanny Truchelut a été condamnée pour « discrimination religieuse » à quatre mois de prison avec sursis et à 8.490 euros d’amende et de dommages et intérêts. L’accusation de racisme n’a pas été retenue.
On ne peut qu’être abasourdi par la sévérité d’une telle condamnation et par son incohérence avec d’autres sentences : défendre l’égalité républicaine en récusant la « négation de l’égalité des sexes » coûterait donc plus cher que mettre en danger la vie d’autrui ?
Rappelons qu’en 1998, à l’hôpital de Bourg-en-Bresse, un mari musulman, qui s’était opposé violemment à ce qu’un obstétricien assistât son épouse lors d’une délivrance difficile, s’est vu condamné à 1000 euros d’amende (il avait, quant à lui, l’outrecuidance de demander 100 000 euros de dommages et intérêts en raison du handicap dont son propre enfant a été victime suite aux interminables minutes qu’ont exigées les négociations destinées à permettre l’intervention du médecin accoucheur).
N’oublions pas que l’homme qui a menacé de mort Robert Redeker n’a été condamné qu’à 750 euros d’amende et à 6 mois de prison avec sursis, alors que depuis cette fatwa, Robert Redeker connaît l’enfer d’une existence cloîtrée.
Comment ne pas être révolté face à la situation alarmante de Fanny Truchelut, qui, peu après sa condamnation, a dû vendre son gîte, changer de domicile, pour se retrouver finalement, à cinquante-quatre ans, dans l’obligation de se reconstruire seule, avec, à charge, ses deux plus jeunes enfants !
Son procès en appel aura lieu dans les prochaines semaines, à Nancy. Nous lui apportons d’ores et déjà notre indéfectible soutien doublé d’une solidarité sans faille. Nous demandons qu’elle soit relaxée. Une peine de prison, même avec sursis, serait déplacée pour cette femme qui a toujours veillé à éduquer ses quatre enfants dans le respect des lois.
En outre, une amende ou des dommages et intérêts, dont la plus grande partie récompenserait le Mrap, la LDH et Horia Demiati pour leur militantisme discriminatoire, serait non seulement inique mais grèverait - peut-être pour toujours - la possibilité qu’a Fanny Truchelut de s’en sortir.
Par ailleurs, ce procès est un test grandeur nature pour la société tout entière. Des directrices d’écoles, des enseignantes et des enseignants ont déjà été déférés devant les tribunaux pour avoir contesté la présence d’accompagnatrices voilées lors de sorties scolaires.
Or,
le 27 juin 2008, le Conseil d’Etat a refusé d’accorder la nationalité
française à une femme d’origine marocaine qui portait la burqa. Fadela
Amara, secrétaire d’Etat à la Ville, a jugé cette décision « excellente, légitime, particulièrement crédible parce qu’elle se fonde sur les valeurs de notre
République ».
Mieux : lorsque Le Parisien du 16 juillet dernier a demandé à Fadela
Amara si elle faisait « la différence entre le voile et la burqa », la
secrétaire d’Etat à la Ville a répondu ceci : « Tout est question de centimètres de tissu. Mais pour moi, c’est la même chose », rendant ipso facto « excellente,
légitime, et particulièrement crédible » la décision par laquelle Fanny Truchelut s’est opposée, le 6 juillet 2006, « au port du voile, qui n’est pas un signe
religieux mais, comme la burqa, un signe d’oppression des femmes » (Fadela Amara, Le Parisien, 16- 07-2008).
Toute condamnation, même symbolique, de Fanny Truchelut serait donc interprétée par les fondamentalistes musulmans comme un encouragement à multiplier les poursuites judiciaires à l’encontre de ceux qui entendent défendre « les valeurs de notre République », et contraire à l’Arrêt du Conseil d’Etat du 27 juin 2008.
Les valeurs de la République française « ne sont pas négociables » ! Voilà pourquoi nous demandons au législateur de prendre les dispositions nécessaires pour que des personnes lucides et courageuses comme Fanny Truchelut ne soient plus traînées en justice par ceux-là mêmes qui rêvent de voir les lois religieuses se substituer aux lois de la République.
Premiers signataires : Anne Zelensky, présidente de la Ligue du Droit des Femmes, Michèle Vianès, présidente de Regards de Femmes, Annie Sugier, présidente de la Ligue du Droit International des Femmes, Pierre Cassen,animateur de Riposte Laïque, président de l’Ufal des Yvelines, Robert Redeker, philosophe, Pierre-André Taguieff, philosophe et historien des idées, directeur de recherche au CNRS, Monia Haddaoui, association Ghofrane, Ivan Rioufol, journaliste, Jean-François Chalot, président de l’Ufal 77, Martine Ruppé, présidente du Comité Ornais de Défense de la Laïcité (COD), Denis Pelletier, président sortant de l’Association Des Libres Penseurs de France, Inspecteur de l’Education Nationale honoraire, Evelyne Rochedereux, militante féministe, présidente associative, Simon Blumental, président d’Algérie Ensemble, Françoise Flamant, auteure, Léon Ouaknine, ex directeur général de l’Institut Universitaire de Gérontologie Sociale du Québec, Johannes Robyn, président de l’Union des Athées, Pascal Hilout, fondateur du nouvel islam, Jean-Claude Santana, président de l’Ufal du Rhône, Michèle Bruhat, militante féministe et laïque, Dominique Gay, médecin généraliste, Hubert Sage, résident de l’UFAL-38, président du cercle "Laicité et République Sociale", Pierre Lefebvre, président de Primo, Pierre Régnier, ancien secrétaire national CFDT de la radio-télé publique, Suzy Candido, présidente de l’Ufal de Toulouse, Roland Monnet, Président du "Cercle Edgar Quinet Aristide Briand, Chantal Crabère, retraitée de l’Education nationale, Kebir Jbil, président de l’Ufal de Strasbourg, Robert Albarèdes, maire honoraire de Gréasque, Arielle Campin, étudiante en psychologie, vivant en Australie, Pierre Baracca, président de l’Ufal de Lille, Hervé Boyer, conseiller municipal à Golbey (88), Christine Tasin, militante du MRC17, Roman Bernard, rédacteur du blog Criticus, Evelyne Szafarz, professeur assistant, française, vivant aux Etats-Unis, Josiane Sberro, chef d’établissement retraite, vice-présidente Primo, Adeline Fauconnier, conseillère principale d’Education, Louis Chagnon, professeur d’histoire chargé de recherche, Simon Archipenko, président de Voltaire République, Ricardo Zugaro, pianiste concertiste, Laurence Gresse, enseignante à Echirolles (38), Jean-Loup Bidot, professeur de philosophie, Brigitte Bré Bayle, enseignante à Marseille, Georges Brousse, militant laïque (Libre Pensée), Mireille Popelin, enseignante retraitée, secrétaire de l’Ufal de Lyon, Guy Philippe, agrégé de mathématiques à la retraite, Maurice Vidal, professeur de philosophie, Pierre Crolais, militant laïque, Lemballe (22), Isabelle Voltaire, administratrice nationale de l’Ufal, secrétaire de l’Ufal 77, Radu Stoenescu, philosophe, Aube Passeron, citoyenne laïque, Denis Carnet, LDH Le Pecq, Patricia Degallaix-Maury, sage-femme, Rosa Valentini, enseignante, trésorière de l’UFAL des Yvelines, Alain Bonet, enseignant, Emmanuel Itié, ingénieur en informatique, Charlotte Bré, enseignante, Guylain Chevrier, historien, administrateur national de l’Ufal, Sorel Zissu, retraité, Régis Rousseau, photographe, Yves Pialot, retraité Education nationale (professeur de lettres), Guy Beaupin, chef d’entreprise retraité, Jean-Eric Lagesse, libraire, Jacky Eonin, retraité, Leon Tourtzevitch, enseignant retraité, Benoît Drouot, professeur d’histoire géographie en lycée, Annie Lecompte-Billard, institutrice retraitée, Vincent Maunoury, traducteur, Annie Ségure Daudé, directrice de crèche, retraitée, Michel Tonarelli, Pierre Bellenger, ancien conducteur de travaux publics, Jacques Le Roux, citoyen laïque, Françoise Magnard, retraitée de l’enseignement public, Alain Escriou, installateur, Annick Mouillé, retraitée de l’EN, Zoé Bosquet, retraitée.
01 novembre 2007
Adresse de citoyennes et citoyens au Président de la République et aux parlementaires...
...pour limiter le port du voile, atteinte à la dignité des femmes
Aujourd’hui, dans notre Etat de droit, certaines personnes tentent de pervertir l’esprit des lois, en portant atteinte à la fois aux principes de laïcité et de neutralité de l’espace public et à l’égalité entre les femmes et les hommes.
Ainsi, dans l’espace public, de plus en plus de fillettes et de jeunes filles mineures portent ce marqueur de discrimination sexuelle qu’est le voile, manifestation archaïque de l’oppression des femmes. De plus en plus de femmes sont enveloppées dans une burqa qui les cache entièrement. Ces tenues ont un sens : elles sont là pour maintenir l’enfermement des femmes afin que même dehors, elles restent « dedans ». On vole leur identité à ces ombres non identifiables.
L’offense ne s’arrête pas là. Ces femmes portent atteinte à la dignité de l’ensemble des femmes et des hommes. Exhiber de telles tenues, censées les protéger et les garder « pures », revient à renvoyer les autres femmes à leur « impureté ». Elles mettent en danger les jeunes filles, qui veulent respecter les valeurs de laïcité et d’égalité. Elles poussent l’impudeur et la provocation jusqu’à se porter partie civile contre celles qui refusent ce stigmate, rougi par le sang des femmes violées, fouettées, égorgées, lapidées, parce qu’elles ont refusé de le porter.
Considérant contre l’évidence, contre l’histoire, contre l’actualité, que le voile n’est qu’une expression de la liberté religieuse, un tribunal d’Epinal a condamné à de la prison, avec sursis, en octobre pour « discrimination religieuse », la propriétaire d’un gîte qui avait demandé d’ôter, dans les parties communes, ce symbole de l’oppression des femmes. La liberté d’expression d’une citoyenne soucieuse de respecter la neutralité de l’espace public est sanctionnée. Une femme qui affiche volontairement un signe ostensible de discrimination, le voile, est reconnue comme « victime » de discrimination ! Où est la réciprocité dans le droit des individus ? Par quelle aberration, en est on arrivé là, dans une république laïque ?
Le foulard islamiste, étendard d’un fanatisme qui tente d’envahir des espaces et des esprits, est clairement une atteinte à la dignité des femmes. La commission Stasi, les rapports d’inspecteurs généraux, ont montré les troubles à l’ordre public engendrés par les demandes dérogatoires aux principes républicains.
Tolérer qu’il s’impose à des femmes de se dissimuler dans l’espace public contrevient gravement au principe d’égalité en droit entre les hommes et les femmes. L‘assujettissement volontaire de certaines de ces femmes entièrement voilées n’a rien à voir avec la liberté de choix qu’elles revendiquent. Par contre il est un camouflet pour les femmes qui tentent de se libérer du même assujettissement et qu’on renvoie à un passé douloureux. Enfin accepter l’endoctrinement des enfants porte atteinte aux droits des enfants.
Aujourd’hui, l’appareil législatif paraît insuffisant face aux pressions exercées pour imposer des pratiques en totale contradiction avec les principes républicains. Des lois ont permis d’interdire « le lancer de nains », même si des nains étaient d’accord pour être considérés comme des objets, des lois ont permis d’interdire le bizutage, même si les étudiants étaient majeurs et « consentants ».
La loi de 2004 sur les signes religieux à l’école qui a permis de protéger les fillettes et jeunes filles dans l’espace scolaire, montre ses limites. Il faut l’étendre aux universités et aux établissements publics d’enseignement supérieur. Laisser le choix aux conseils d’administration crée des situations conflictuelles sur des questions qui n’ont rien à voir avec les missions de l’université. Il faut l’étendre à l’espace public pour certaines catégories de la population, les fillettes, et pour certaines tenues, qui dissimulent entièrement les femmes, telles la burqa.
Nous,
citoyens et citoyennes, demandons au Président de la République et aux
parlementaires de légiférer pour faire respecter nos principes
fondamentaux de laïcité et d’égalité des sexes, garants de la paix
civile.
Les premiers signataires :
Michèle Vianès, présidente de Regards de femmes, Anne Zélensky, présidente de la ligue du droit des femmes, Annie Sugier présidente de la ligue
internationale des femmes, Pierre Cassen, animateur de Riposte Laïque.
Yvette Roudy, ancienne Ministre, Présidente de l'Assemblée des femmes, Corinne Lepage, ancienne Ministre, Présidente de Cap 21, Françoise Hostalier, ancienne Ministre, députée, Jean-Robert Ragache, ancien Grand Maître du Grand Orient de France, Nadia Amiri, responsable d’Histoires de mémoires, Philippe Esnol, conseiller général des Yvelines, maire de Conflans-Sainte-Honorine, André Bercoff, écrivain, journaliste, Maryam Youssefi, militante féministe, Mohamed Pascal Hilout, initiateur du Nouvel Islam en France, Kébir Jbil, Président de l'UFAL, Strasbourg, Olga Trostiansky, Maire adjoint Paris, Bernice Dubois, Conseil européen des fédérations Wizo, Malka Marcovich, historienne, consultante internationale droits des femmes, Simon Blumental, Président d’Algérie ensemble, Brigitte Bré Bayle, Présidente de l'Ufal d'Aix-Marseille, Robert Albarèdes, porte-parole des « Laïques en Réseau », maire honoraire (13850 Gréasque), Juliette Minces,Ecrivain, Micheline Montot, vice présidente du Comité du Vendômois de Défense de la Laïcité, Frédéric Bard, Président de Collectif Respect, Christine Tasin, Présidente de l'Ufal du Poitou-Charentes et militante du MRC, Claude Jean Lenoir, Président du cercle Condorcet Voltaire du pays de Gex et de Genève, Pierre Baracca, président de l’Ufal du Nord,Maguy Girerd, Présidente de Talents de Femmes, Farida Gaëlle Kadi, militante anarcha-féministe, Alice Braitberg, sociologue, Philippe Granarolo, philosophe Genovefa Etienne, ESISC, Huguette Chomski Magnis, responsable associative, Rosa Valentini, trésorière de l'UFAL du 78, Maurice André, Amis de la Laïcité en Conflent 66, Harold Grenier, syndicaliste, Laurence Vuillemot, initiatrice de la pétition « Pour une laïcité pleine et entière », Yves Pialot, Président du « Cercle de Défense de la Laïcité » (34 - Saint Jean de Védas), Jean Claude Jullien, membre de « L’Observatoire de la Laïcité du Pays d’Aix en Provence », Jean-Claude Santana, Ufal Rhône, Antoine Thivel, militant laïque, Simon Midal, président de COL, Paule Segal, militante féministe, Odile Vernhet-Parrimond, militante féministe, Léon Tourtewitch, militant laïque, Jean Cantel, libre penseur, Anne Leroy, Femmes en colère, psychologue.
12 juin 2007
L'acharnement de la HALDE à vouloir légitimer "le voile islamique"
La délibération de la halde concernant les "parents auxiliaires bénévoles de l'éducation nationale" est proprement scandaleuse.
Il est indispensable de réagir vivement et d'envoyer chacune et chacun directement une lettre de protestation à la halde, aux médias, au ministre de l'Education nationale, au Président, aux parlementaires, etc.
Notre lettre de réaction est ci dessous et en pièce jointe.
A partir du site de la Halde, www.halde.fr, vous pouvez envoyer des courriels ou téléphoner au 08 1000 5000 du lundi au vendredi de 8h à 20h.
Sur notre site www.regardsdefemmes.fr vous trouverez les délibérations précédentes et notre échange de courrier.
Monsieur Louis Schweitzer
HALDE
11 rue Saint Georges
75009 Paris
LR/AR
Lyon, le 9 juin 2007
Délibération de la Halde n° 2007 du 14 mai 2007
Monsieur,
Notre association « Regards de Femmes » est habilitée à agir, devant les tribunaux notamment, pour
l’égalité des femmes et des hommes et pour que, sur le territoire
national, toutes les fillettes et femmes aient les mêmes droits,
indépendamment de leur appartenance religieuse ou de celle de leur
père, frère ou mari.
Nous
sommes consternées par l’acharnement de la Halde à vouloir légitimer
« le voile islamique » dans des lieux hautement symboliques de la
République :
· dans
les préfectures, lors de la cérémonie de remise des certificats de
nationalité française, par votre délibération 2006-131 du 5 juin 2006
que nous avons dénoncé comme discriminante à l’égard des femmes, dans
un courrier en date du 23 janvier 2007
· à l’école de la République, par la délibération citée en référence.
Nous
relevons que votre instance, dite « Haute Autorité » prétend se
substituer aux juridictions judiciaires ou administratives. Nous nous
arrêtons sur quelques arguties dans le galimatias de votre
délibération.
1-Vous annoncez avoir été saisi par une association de lutte contre « l’islamophobie ». Votre collège a-t-il examiné l’habilitation à agir de ceux qui vous ont saisi ? Le terme « d’islamophobie » est sans
contenu. L’islam n’étant pas une personne, ce terme ne peut en aucun
cas définir du racisme. A quel titre soutenez-vous l’interprétation de
l’islam qui considère « le voile islamique » comme une obligation
religieuse sexuée? Prétendez-vous trancher en matière d’interprétations
religieuses, sur les croyances intimes des personnes ?
2-Des
règlements intérieurs des écoles, dont les parents ont eu connaissance,
l’avis des Inspecteurs d’Académie, un courrier du Ministre, dont « la portée au regard de la question expressément posée n’est pas explicite »
de votre point de vue, rappellent clairement les règles de neutralité
du service public. Mais comme ils ne partagent pas votre obsession de
voiler les femmes, vous les réfutez en vous appuyant sur « une situation similaire ».
Il s’agit d’une jurisprudence concernant les établissements pénitentiaires (sic). L’école serait-elle une prison ?
Les règlements concernant l’application de la laïcité dans les milieux
fermés (détenus carcéraux ou militaires en opération) sont bien
évidemment différents. On sait cela depuis 1905.
3- Vous citez un extrait de l’article 9 de la Convention européenne des Droits de l’Homme. Mais vous savez que:
« L’article
9 ne protège toutefois pas n’importe quel acte motivé ou inspiré par
une religion ou conviction et ne garantit pas toujours le droit de se
comporter dans le domaine public d’une manière dictée par une
conviction (voir, parmi plusieurs autres, Kalaç c. Turquie, arrêt du 1er juillet 1997, Recueil des arrêts et décisions 1997-IV, p. 1209, § 27, Arrowsmith c. Royaume-Uni, no 7050/75, décision de la Commission du 12 octobre 1978, Décisions et Rapports (DR) 19, p. 5, et C. c. Royaume-Uni, no 10358/83,
décision de la Commission du 15 décembre 1983, DR 37, p. 142) » Arrêt
de la Cour européenne des Droits de l’Homme, présidée par Sir Nicolas Bratza, du 29 juin 2004 concernant l’affaire Leyla Sahin c.Turquie.
Ce même arrêt « dit » :
«Il n’y a pas eu violation de l’article 9 de la Convention par la réglementation
de l’université d’Istanbul, qui soumet le port du foulard islamique à
des restrictions, et les mesures d’application y afférentes, étaient
justifiées dans leur principe et proportionnées aux buts poursuivis et
pouvaient donc être considérées comme « nécessaires dans une société
démocratique ».
Vous connaissez également la résolution votée le 4 octobre 2005 par l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe exhortant tous les pays membres à : « Veiller
à ce que la liberté de religion et le respect de la culture et de la
tradition ne soient pas acceptés comme des prétextes à la justification
des violations des droits des femmes, y compris lorsque des jeunes
filles mineures sont contraintes de se soumettre à des codes religieux
(y compris à des codes vestimentaires), … » (article 7.3) que nous vous avons déjà rappelé dans notre courrier du 23 janvier.
4- Vous avez décidé de considérer les
parents des élèves participant « bénévolement au service public de
l’Education Nationale comme des usagers, sans tenir compte de la
spécificité de l’école de la République « lieu où s’opère la
transmutation d’un petit humain réalisé à partir d’une dotation génétique en une personne rendue singulière par la pluralité de ses rencontres, capable de savoir être.
( …) Toutes les attitudes qui manifestent une soumission à des
impératifs venus d'ailleurs, que ce soit la famille ou la religion,
doivent donc être proscrites. »» (Albert Jacquard).
Cet
espace de liberté est un sanctuaire, c’est-à-dire un lieu à l'abri des
combats, à l'abri des luttes idéologiques, religieuses ou politiques,
qui peuvent avoir lieu à l'extérieur.
Les auxiliaires de l'éducation, bénévoles ou non, doivent respecter
tous les élèves et ne sont pas appelés pour s’occuper uniquement de
leur(s) enfant(s). Il vous échappe que, dans le
cas particulier, il s’agit de parents en uniforme, religieux ou
politique, qui prétendent encadrer et influencer des mineurs, élèves de
l’école publique.
Quelles représentations des rapports entre les femmes et les hommes, la présence d’une femme voilée « contribuant au service public de l’éducation » induit-elle chez les enfants ? Comment construire le principe d’égalité en droit entre les hommes et les femmes, si
les femmes doivent se cacher dans l’espace public parce qu’elles
représenteraient une source de désordre et si on considère les hommes
comme des brutes incapables de maîtriser leurs
pulsions sexuelles à la vue de la moindre mèche de cheveux? Comment
tolérer l’endoctrinement des enfants ? Comment éduquer les enfants au
principe constitutionnel d’égalité entre les hommes et les femmes ?
5-
Vous relayez l’argument absurde de femmes qui se discriminent
volontairement en portant un signe, un stigmate qui les séparent des
autres personnes, femmes et hommes et qui s’offusquent
d’être discriminées ! Elles font appel à la Halde lorsque les
magistrats des tribunaux administratifs, qui jugent en fonction de la
loi, déboutent leurs réclamations. Vous vous
érigez en recours sans légitimité constitutionnelle et populaire. Or
personne ne peut imposer son interprétation personnelle de sa religion comme supérieure aux lois communes de la République. La République, une et indivisible, ne
saurait accorder de droits particuliers en fonction de convictions
philosophiques ou croyances religieuses qui relèvent de l’intime.
Le
présent courrier par lettre recommandée ouvre les voies et délais de
recours selon la législation et n’exclut pas les recours que permet le
cadre législatif dans la mesure où votre « délibération » porte
atteinte et fait grief à l’objet social de « Regards de Femmes »
Nous vous demandons de réexaminer votre position et nous vous prions de croire, Monsieur, en l’expression de notre considération.
Pour le bureau
Michèle Vianès
Présidente
13 février 2007
Appel pour la création d'un bureau international laïque
Face à la résurgence des discours d'extrême
droite raciste et xénophobe, face à la prégnance des discours
idéologico-religieux de différents bords, face à cette montée des
périls, nous lançons aujourd'hui un Appel international pour le
Rassemblement des forces laïques.
Aujourd'hui, les intégrismes religieux de toute nature développent une offensive. Au devant de la scène internationale, l'avancée de l'intégrisme islamiste profite au développement de toutes les idéologies totalitaires fondées sur l'exacerbation des appartenances nationales, ethniques et religieuses, accentue et multiplie les pressions, partout dans le monde, contre les acquis démocratiques et laïques, les droits humains universels, l'égalité des sexes, le droit de s'exprimer, de critiquer, d'aimer et de vivre librement.
A l'issue de ces deux journées de travail et d'échanges extrêmement denses, nous pouvons nous féliciter d'avoir réuni des représentants des mouvements laïques d'une dizaine de pays, la France, l'Algérie, l'Iran, la Pologne, l'Inde, le Congo, Sénégal, Belgique ; et le soutien de nombre de citoyens, femmes et hommes, de tous les continents qui n'ont pu faire le déplacement pour cette première rencontre
Au travers des témoignages et des réflexions partagées au cours de cette rencontre, il apparaît clairement que dans de nombreux endroits du monde, la confrontation n'oppose pas les croyants aux athées. Elle n'oppose pas davantage, comme certains tentent de le faire croire, l'occident à l'islam. Il oppose les démocrates, les féministes, les laïques à tous les cléricalismes qui, profitant de l'offensive de l'islam politique, entendent imposer leurs dogmes médiévaux à l'ensemble des sociétés.
Ceux qui prétendent utiliser un concept de blasphème et intenter des procès, comme sous l'Inquisition veulent, faire oublier ces exactions, les têtes coupées des sept moines de Thibhirine, les attentats en France, les massacres de 120 à 150 000 algériennes et algériens de tous âges, au cours de la décennie noire, des terribles répressions en Iran dont la mise à mort des dizaines de milliers d'opposants dans les prisons politiques islamistes, les fatwas de mort - proclamées ouvertement ou non -. Ils veulent faire oublier les bombes humaines dirigées volontairement contre les populations civiles pour instaurer la terreur. Cela partout à travers le monde, par des furieux qui proclament ouvertement et cyniquement leur volonté d'asservir l'univers.
Au milieu de nombreux autres exemples, la tragédie irakienne voit s'affronter, au nom d'un même dieu, sunnites et chiites pour se disputer l'hégémonie en vue, non seulement du pouvoir politique en Irak, mais aussi en vue du pouvoir sur l'ensemble des musulmans de la " oumma " internationale. Plus de 3000 morts civils par mois, voilà ce que coûte, aux populations musulmanes, ces attentats " fratricides ". Cela n'enlève, en rien, les graves responsabilités des puissances mondiales(dont les Etats-Unis) et de leurs pouvoirs politiques dans l'aggravation des crises et l'exaspération des conflits.
Nous n'oublierons pas plus le combat contre le national-hindouisme, contre la régression orchestrée par le christianisme politique en Europe et en Afrique (notamment sur les batailles sur le droit à l'IVG et le droit des femmes). Nous prenons l'engagement de combattre tous les communautarismes et tous les intégrismes quels qu'ils soient.
Dans ce contexte, il devient urgent d'affirmer, comme l'ont fait des participants à cette rencontre, la portée universelle du principe de la laïcité qui se trouve aujourd'hui au centre des combats pour la liberté, l'égalité, la justice et la dignité.
La laïcité n'est pas un dogme. C'est un principe fondateur de la citoyenneté démocratique, de vivre ensemble,, de la garantie des libertés individuelles et collectives. La laïcité, c'est la séparation de la sphère privée et de la sphère publique La séparation du politique et du religieux est l'unique garantie de la liberté de conscience et d'expression, et de l'égalité entre homme et femme. Partout dans le monde, quel que soit le contexte politique, culturel ou religieux, les femmes sont au coeur des luttes pour la démocratie.
Les échanges de ces deux jours ont permis de confirmer, à partir de faits établis :
- que les intégrismes agissent contre les libertés de conscience et d'expression.
- que les intégrismes agissent contre les droits des femmes et contre l'égalité de sexes, légitiment et développent des discriminations liées au sexe et aux orientations sexuelles
- que les intégrismes et les communautarismes exacerbent les appartenances humaines pour en faire des instruments de pouvoir. Ils favorisent ainsi les haines et les phobies, le racisme et les discriminations et des violences meurtrières.
- que la laïcité, dans ses liens dialectiques avec la liberté et la citoyenneté démocratique, est un rempart contre les racismes, les communautarismes et les discriminations et l'instrument incontournable de la solidarité entre tous les êtres humains
- que la laïcité, principe universel, doit être appliquée à l'échelle mondiale.
Le rassemblement a permis d'affirmer la nécessité de l'inscription de la laïcité sur les divers terrains des luttes sociales et politiques pour la liberté, l'égalité et les droits sociaux fondamentaux :
Confrontés à la violence d'une mondialisation néolibérale débridée, certains mouvements et certaines forces perdent leurs repères humanitaires en se montrant perméables aux discours des intégrismes de toutes natures et particulièrement islamiste, comme, au siècle dernier certains l'ont été pour les fascismes et le nazisme.
Le combat pour la laïcité n'est pas un concept abstrait. Il s'investit au sein des luttes existantes, dans les sociétés les plus diverses. La laïcité en tant que pratique vivante, ancrée dans le monde réel, est le trait d'union entre toutes les luttes pour les libertés, l'émancipation et l'égalité des droits.
Le combat laïque doit donc s'inscrire dans la lutte contre TOUTES les discriminations aussi bien dans les quartiers, les cités et les banlieues des pays riches, que dans les mégapoles et les zones dévastées des pays pauvres.
Ces deux journées ont révélé la volonté de tous de se rassembler dans un large front de type anti-fasciste, laïque et féministe afin de mettre en place des actions solidaires au niveau international, pour faire avancer la laïcité, c'est à dire les libertés démocratiques partout dans le monde.
Nous lançons cet Appel à la constitution, à travers le monde, d'un bureau international laïque, d'informations et de liaisons.
A la haine et à la terreur, nous opposons l'amitié entre les peuples et la fraternité ! Au totalitarisme et à l'obscurantisme, nous opposons la liberté de conscience et la liberté d'expression. A l'asservissement des femmes, nous opposons les droits et l'égalité de ces droits pour toutes et tous, partout. Aux racismes et aux communautarismes, aux exclusions, nous opposons la lutte contre toutes les discriminations. C'est cela le combat pour la laïcité.
C'est un combat historique, de longue haleine dans le contexte actuel, mais ce combat est déjà engagé partout dans le monde : il s'agit aujourd'hui de le renforcer et de l'étendre dans le respect des choix et des conditions spécifiques à chacun.
Nous créerons une adresse électronique de contact secretariat@laicity.info et une adresse postale Bureau laïque international c /o UFAL 27 rue de la réunion Paris 20ème.
12 février 2007
Appel du collectif contre la statue de Jean-Paul II à Ploërmel
Durant
plusieurs mois, nous nous battons pour que la statue de Jean Paul II ne
soit pas, dans un premier temps, installée sur l’espace public et,
maintenant, qu'elle soit retirée de cet espace public. Nous luttons
aussi pour qu’aucun fond public ne soit investi pour cette opération.
Les tribunaux alertés, le Tribunal de Grande Instance de Vannes et le
Tribunal Administratif de Rennes, n’ont pas jugé l’urgence de nos
recours manifeste et ont donc refusé de se prononcer sur le fond :
violation des articles 2 et 28 de la loi de Séparation des Eglises et
de l’Etat de 1905.
En conséquence, nous avons alerté le Conseil d’Etat en déposant un
pouvoir en cassation contre le Tribunal Administratif de Rennes. Ce
dossier est en cours d’instruction. Pour l’établir et le plaider, nous
avons fait appel à un cabinet d’avocats agréés. Les frais engendrés
s’élèvent à 5 368 euros.
Nous
ne disposons d’aucun fonds propres et les dons d’associations (laïques,
politiques, syndicales …) et d’individus reçus à ce jour s'élèvent à 1
300 euros. Ils ne permettent donc pas de régler la facture.
Nous
en appelons donc à la solidarité de tous les défenseurs de la laïcité,
attachés comme nous à la liberté de conscience et au respect de la loi.
Merci de nous soutenir pour que ce monument qui viole la loi sur la Laïcité soit retiré de l’espace public.
Toutes les contributions, même minimes sont les bienvenues et peuvent être adressées :
- par chèque à : Patricia Brandeho. 24, rue de la mairie. 56 490 Guilliers
- par virement sur le compte du Collectif domicilié à la banque postale :
• Intitulé : collectif statue Ploërmel
Centre de Rennes
service client 097
35900 Rennes cedex 9
n° de compte: REN 6 585 78 T
Merci
de soutenir ce combat légitime contre l’obscurantisme et pour
l’affirmation d’un des principes fondamentaux de notre République : la Laïcité.
07 février 2007
Programme de la rencontre laïque internationale des 10 et 11 février
Hôtel de ville 93105 Montreuil, Métro Mairie de Montreuil, ligne 9
Samedi 10 février
9h00, Allocution de bienvenue:
- Jean-Pierre Brard, Maire
- Simon Blumental, Président d'Algérie Ensemble
- Bernard Teper, Président de l'UFAL
Table ronde 1, De 9 h 30 à 12 heures, La laïcité, principe universel
Modérateur: Pierre Cassen, Rédacteur en chef du journal électronique RESPUBLICA
Participants:
- Jean-Paul Scot, auteur de l'Etat chez lui, l'Eglise chez elle
- Ariane Brunet, militante laïque et féministe canadienne
- Chahla Chafiq, Ecrivaine et militante laïque
- Caroline Fourest, Rédactrice en chef de la Revue Prochoix
- Martine Gozlan, Journaliste à Marianne
- Ibrahim Ramadan, co-fondateur de l'association danoise des musulmans démocrates.
Déjeuner de 12 heures à 14 heures
Table ronde 2, De 14h à 16h, L'intégrisme contre les libertés de conscience et d'expression
Modérateur: Michèle Dessenne, militante féministe et altermondialiste (Les Pénélopes)
Participants:
- Flemming Rose, Journaliste danois
- Antoine Spire, ancien responsable de la LDH
- Un représentant de la LICRA
- Mohamed Abdi, secrétaire général de Ni putes ni soumises
- Karamet Ali, syndicaliste et anti-intégriste pakistanais
Table ronde 3, De 16 h à 18 h, Les intégrismes contre le droit des femmes et contre l'égalité hommes-femmes
Modérateur: Jocelyne Clarke, Rédactrice en chef de la Revue Laïque et Féministe (RLF)
- Azar Majedi, Militante Féministe iranienne
- Theresa Jakubowska, Porte Parole du Parti Anticlérical La Raison (Pologne)
- Maryam Namazie, Militante féministe iranienne
- Marie-Aimée Helie, Responsable du WLUM
- Michèle Vianès, Présidente de Regards de femmes
- Philippe Namias, responsable vert du groupe Laïcité-Ecologie-Association.
Dimanche 11 février
Table ronde 4, De 9 h 30 à 12 h, La laïcité contre les racismes et les communautarismes
Modérateur: Anne Zelenski, Présidente de la Ligue du droit des femmes
- Anne-Marie Lizin, Présidente du Sénat de Belgique
- Halim Akli, Militant laïque algérien
- Herman M'Bonyo Lihumba, Professeur à l'Université de Kinshasa (Congo)
- Alain Calles, ancien président du MRAP
- Harsh Kapoor, militant laïque contre l'intégrisme hindouiste.
- Monika Karbowska, militante féministe de l'IFE
Repas de 12 h à 14 heures
Table ronde 5, 14 h - 16 heures, Pour une mobilisation des forces laïques et féministes à l'échelle mondiale
Modérateur: Monique Vézinet Rédactrice en chef d'UFAL-INFO
- Nasser Kader, Député danois
- Philippe Val, Rédacteur en chef de Charlie Hebdo
- Hélène Michelini, journaliste
- Mohamed Sifaoui, Journaliste
- Antoine Sfeir, Directeur des " Cahiers De L'Orient "
- Marc Dolez, député PS du Nord
Conclusion : Jean-François Kahn, directeur de "Marianne"
Contacts organisationnels :
- Comité d'animation laicity : c/o UFAL 27 rue de la réunion 75020 paris
- Site : http://www.laicity.info
- Courriel : contacts@laicity.info
- Permanence UFAL : Tel : 01.46.27.09.25 Gsm : 06.27.17.26.91 Télécopie : 01.46.27.23.66 Courriel : ufalsiege@ufal.org
Aidez-nous, faites un don!
Chéque (à l'ordre de l'"UFAL Ile de France") ou par virement:
Compte de financement :
- Titulaire du compte : Ufal Ile De France
- RIP : Etablissement 30041/ Guichet 00001 /Compte : 2928607Z020 / Clé 21
- IBAN : FR / 52/ 30041 0001/ 2928607Z020/ 21
06 février 2007
Soutien à Charlie Hebdo
"Nous soutenons Charlie Hebdo et le droit de critiquer toutes les religions
Le procès qui s'ouvre au Tribunal de grande instance de Paris du 7 au 8 février 2007 est d'une extrême importance. Charlie Hebdo est poursuivi pour avoir republié les douze dessins danois du Jyllands-Posten sur Mahomet.
Dans un contexte où des intégristes menaçaient de mort quiconque osait
soutenir les journaux et pays pris pour cibles, ce journal a choisi de
rester fidèle à sa tradition de liberté de ton et d'expression envers
toutes les religions et tous leurs symboles : le pape comme Mahomet.
Il l'a fait en mettant ces douze dessins à disposition du grand public, afin qu'il se fasse une opinion par lui-même.
Pour ne pas céder aux injonctions intégristes.
Par solidarité avec Jacques Lefranc, rédacteur en chef de France-Soir, qui venait d'être licencié pour avoir eu ce courage.
Parce que si tous les journaux d'Europe avaient fait de même, l'intimidation des extrémistes aurait échoué.
Parce que si tous les journaux d'Europe s'étaient pliés à cette
injonction, leur silence aurait signé la victoire des extrémistes.
Malgré ce climat, des organisations musulmanes traditionnelles (la
Mosquée de Paris), intégristes (l'UOIF) et même l'un des bailleurs de
fonds de l'islam extrémiste wahhabite en provenance d'Arabie Saoudite
(la Ligue islamique) ont choisi d'ajouter à l'intimidation une menace
judiciaire en intentant à Charlie Hebdo,
au titre des lois antiracistes, un procès pour "injures publiques à
l'égard d'un groupe de personnes à raison de leur religion".
Deux dessins sont visés : celui montrant Mahomet avec une bombe dans
son turban, mais aussi celui où Mahomet freine un groupe de kamikazes
par cette annonce : "Stop, on n'a plus de vierges en stock." La
couverture du numéro, où Cabu représente un Mahomet "débordé par les
intégristes" et qui les désavoue ("C'est dur d'être aimé par des cons")
est également poursuivie pour "injures", alors qu'elle visait justement
à montrer un Mahomet se désolidarisant des extrémistes.
C'est dire la confusion entretenue par cette plainte contre un journal
qui combat depuis toujours à la fois le racisme et l'intégrisme. Nous
refusons cet amalgame, facilité par l'utilisation abusive du mot
"islamophobie", consistant à confondre la critique légitime de
l'extrémisme islamiste et du terrorisme instrumentalisant les symboles
de l'islam avec du racisme à l'encontre des individus de religion
musulmane.
Certains nous disent aujourd'hui que le contexte géopolitique devrait
inciter à la prudence, voire au silence. C'est tout le contraire. La
liberté d'expression et la laïcité ont besoin d'être réaffirmées comme
rarement. Ceux qui résistent à l'intégrisme n'ont que la plume et le
crayon pour faire face aux menaces. Des démocrates du monde entier,
notamment musulmans, espèrent trouver en Europe, et tout
particulièrement en France, un havre laïque où leur parole n'est
entravée ni par la dictature ni par l'intégrisme.
Si Charlie Hebdo
venait à être condamné, si l'autocensure généralisée devait faire
jurisprudence, nous perdrions tous cet espace commun de résistance et
de liberté.
Pour ces raisons, nous soutenons Charlie Hebdo et le droit de continuer à critiquer toutes les religions sans exception".
Pour signer la pétition cliquer ici
05 janvier 2007
Appel pour une rencontre laïque internationale, les 10 et 11 février 2007 à Paris
La laïcité, dans ses fondements les plus
profonds, est un principe universel. La séparation du religieux et du
politique représente un progrès de l’humanité vers le respect de
l’individu, de ses libres choix, de ses croyances ou de son absence de
croyance, et de son droit d’en changer. C’est aussi la condition
incontournable du vivre ensemble.
Là où la laïcité n’est pas
reconnue, les libertés de conscience et d’expression sont bafouées, les
droits des femmes sont inexistants ou en recul, l’égalité des droits
entre les femmes et les hommes est niée.
La laïcité se voit
attaquée à la fois par tous les fanatismes religieux et les fanatiques
d’une dérégulation du monde qui, sous couvert de loi du marché, vise à
asservir les plus faibles
A travers le monde, des forces
intégristes porteuses d’une idéologie totalitaire utilisent
l’intimidation, les assassinats et le terrorisme pour tenter d’imposer
leur hégémonie.
Aujourd’hui, l’intégrisme islamiste est la
menace principale contre les libertés, non seulement dans ce qu’il
baptise « terre d’Islam », mais dans toutes les parties du globe, de
l’Extrême-Orient à l’extrême Ouest, du nord baltique au Sud africain.
Face
aux menaces et aux assassinats que subissent aujourd’hui ceux qui, dans
les pays démocratiques, critiquent l’islamisme de conquête,
Face
aux menaces et aux assassinats dont sont victimes, au nom de la
religion, ceux qui aspirent à la liberté en pays sous lois musulmanes,
Face aux exécutions et aux lapidations que subissent des femmes et des hommes au nom d’une conception barbare de la religion,
Face
au discours islamiste, aux communautarismes et à leurs suppôts, qui
divisent les populations et les « communautés » et qui avivent la haine
des autres,
Face aux offensives réitérées des réseaux islamistes pour tenter d’embraser le monde musulman contre les pays démocratiques,
Face
au lobbying des intégrismes auprès des instances internationales (ONU
et ses institutions) pour bâillonner la liberté d’expression en voulant
instaurer, à l’échelle mondiale, un délit de blasphème,
FACE A CETTE MONTEE DES PERILS
Une mobilisation mondiale est indispensable.
C’est pourquoi nous lançons cet Appel à la constitution, à travers le monde, d’un rassemblement laïque universel.
Dans
un monde interdépendant, il est désormais impossible de séparer la
liberté de conscience de la notion universelle de laïcité, et de celle
d’égalité entre les hommes et les femmes. Les populations sous lois
musulmanes aspirent, elles aussi, à une liberté et à une démocratie, ce
qui est incompatible avec une hégémonie religieuse.
Nous
appelons les femmes et les hommes, dans tous les pays, à constituer une
force de résistance pour un mouvement laïque international :
POUR LA LAICITE
Contre tous les formes de racismes, d’intégrismes, les communautarismes diviseurs
Pour l’égalité des droits pour toutes et tous quelle que soit l’origine
Contre toutes les discriminations ethniques, sociales ou sexuelles,
Pour les libertés de conscience et d’expression,
POUR L’AMITIE ENTRE LES PEUPLES
Sur
ces objectifs, un collectif d’initiative (ouvert) s’est constitué pour
une première rencontre laïque internationale à Paris, les 10 et 11
février 2007.
Pour tout contact, pour soutenir, participer, s’informer, écrire à contacts@laicity.info
Ou Collectif d’initiative laïcity c/o UFAL – 27, rue de la Réunion 75020 – PARIS - France
Premiers Signataires:
Rachid Achour – association AlgériEnsemble
Mohamed Ahdjila – avocat – président Ufal Grenoble
Halim Akli – Tizi Ouzou – initiateur d’un appel laïque en Algérie
Robert Albaredes – Laïques en Réseau
Mahlaga Alizadeh – Femmes Iraniennes pour la démocratie
Nadia Amiri – cadre associative
Hakim Arabdiou – militant associatif
Antonion Artuso – Traducteur-interprète-Parti Communiste du Québec (PC Canada)
Eric Arié – Mouvement Républicain et Citoyen-Cardiologue
Stéphane ARLEN - président de l'association Faire Le Jour (à La Réunion)
Meriam Belaala – présidente SOS Femmes en détresse
Daniel Bénichou –président de l’Association du Chevalier de la Bare – CLR
Amel Bensalma – étudiante algérienne – Tharwa n’Fadhma n’Soumer
Simon Blumental – président de l’association AlgériEnsemble
Monique Bouaziz – AFEM (Association des Femmes de l’Europe Méridionale
El Hadja Boudiaf – économiste – association info-net
Linda Bouifrou –doctorante de recherche en géographie urbaine
Hélène Boulmant-Pierre – professeur de lettres –présidente du MRAP Paris 12
Brigitte Bre Bayle – UFAL – Marseille
Abdelhak Brerh i- CCDR (Alger) Comité des Citoyens pour la Défense de la République
Alain Callès – ancien président du MRAP
José Canali – Fédération PCF 13
Pierre Cassen – animateur du journal en ligne Respublica
Christiane Causse – présidente Ufal Ariège
Martine Cerf – universitaire, secrétaire générale de l’association Egale
Dario Chalom (Ufal de Sens)
Guylain Chevrier – Bureau national UFAL
Huguette Chomski Magnis –président du Mouvt pour la Paix et contre le Terrorisme
Yasmina Chouaki – Tharwa Fadhma N’Soumeur (Algérie)
Jocelyne Clarke – Féminisme et Laïcité – Ufal
Roland Clément – vice-pdt comité ornais défense de la laïcité
Renée Clergue – MRAP Marseille
Coordination Lesbienne en France
Daniel Deriot – travailleur social – secrétaire de Défense des Droits de l’Homme – Chalon
Djavad Dadsetan – directeur artistique Art en Exil
Bernice Dubois – animatrice de stages et militante féministe
Anas El Djazouli – fondateur Maroc Libertés -universitaire
Nabil El-Haggar –vice-président de l’Université des Sciences et Technologies de Lille
Morad El Hattab – philosophe – écrivain – lauréat du prix littéraire pour la paix et la tolérance
Fred Encel – professeur de sciences politiques
M.C. Exsteyl - NIVELLES Belgique
Jeanne Favret-Saada – directeur d’études EPHE
Esther Fouchier - Forum Femmes Méditerranée
Caroline Fourest – assoiation et revue Prochoix –auteure
Latifa Gadouche – assoc. Femmes de là-bas Ici-Bruxelles
Jean-François Gancel – directeur d’action sociale- vice prdt du CNLAPS
Christian Gaudray (Ufal Gironde)
Nicolas Gavrilenko – secrétaire général de l’UFAL
Ziad Goudjil – Histoires de Mémoire
Serge Goldberg – président du MRAP de Saintes
Lucette Guibert – Santé Protection Sociale (UFAL)
Rafik Hassani – dirigeant du RCD Europe
Eric Hebert membre actif « vie libre »
Mohamed Pascal Hilout – initiateur du Nouvel-islam en France
Françoise Hostalier – présidente d’Action Droits de l’Homme
Bernard Hugo – sénateur-maire honoraire de Trappes (78)
Jacques Janusz vice-président du Mvt Vie Libre
Serge-Maximilien Jaurais, Président de l'Association Fraternité Franco Chilienne de Savigny le Temple
Ali Kaitouni – intellectuel, cadre associatif (Fès, Maroc)
Cherifa Kheddar – prdte Djazairouna – Familles des victimes du terrorisme
Nadia Kurys – Mrap (72)
Samia Labidi –écrivain- Prdte de AIME (d’Ailleurs et d’Ici Mais Ensemble
Simone Landry - secrétaire nationale wilpf/lifpl
Monique Lemoine – conseillère municipale de St Jean de la Ruelle (Loiret)
Azar Majedi - Présidente de l’Organisation pour la Libération des Femmes en Iran.
Horiya Mekrelouf – Mrap Marseille
Hélène Michelini – journaliste –
Juliette Minces – anthroplogue et écrivain
Tarik Mira – responsable international du RCD (Alger)
Bouimediene Missoum – journaliste – comité p/la liberté de presse en Algérie -Allemagne
Claude Moniquet – directeur de l’ESISC
Faroudja Moussaoui – militante des droits humains-Kabylie Algérie
Charles Najman – écrivain et cinéaste
Abdenour Ouyahia – Secr.Nal à l’Emigration – RCD Alger
Nicolas Pomiès - - secrétaire national UFAL
Christine Prunaud – Solidarité/droits des femmes en Algérie
Robert Redeker – philosophe – professeur
Raymond Renard – professeur émérite. Univ.deMons-Hainaut-Belgique
Sophie Ribot-Astier – militante associative
Thomas Rigaud – SOS Racisme Rhône
Simone Roche – bibliothécaire – coordinatrice Salons du livre anti-fasciste
Evelyne Rochedereux – présidente de Cibel
Martine Ruppé - Présidente du Comité Ornais de Défense de la Laïcité.
Paloma Saavedra Ruiz – presidenta red ciudadanas de Europa (RCE)
Abdelkrim Sadoun – agent de sécurité
Naima Sadoun – employée de maison
Emmanuel Saffa Abdulai - Executive Director -Society for Democratic Initiatives, Sierra Leeone
Hubert Sage – médecin conseil – président Ufal 38
Jean-Claude Santana – professeur syndicaliste
Joyans Sberro – Primo Europe
Annie Segura Daude – Prsdte – Mouvement Jeunes Femmes
Antoine Sfeir – directeur des Cahiers de l’Orient
Yves Scheller – président et l’Association Suisse pour la Laicité
Rina Sherman – cinéaste - chercheur
Yacine Si Ahmed – anthropologue et journaliste à Alger
Mohamed Sifaoui – journaliste – écrivain et réalisateur
Luce Sirkis - féministe
Boudra Souraya – militante associative Maroc
Jean Tabet – bibliothécaire – initiateur des Salons du Livre Antifasciste
Mourad Tagzout – militant associatif
Bernard Teper – président de l’UFAL (Union des Familles Laïques)
Nicole Thuet – collectif 13 droits des femmes
Sergio Vasquez-Bronfman – docteur en sciences
Axelle Vernet – militante associative
Monique Vezinet - secrétaire nationale de l'Union des familles laïques
Michèle Vianès – présidente de Regards de Femmes
Chantal Woodtli – Journaliste - Genève
Anne Zelensky - présidente de la Ligue du Droit des femmes, auteure
Mohamed Ziane-Khodja – ex-correspondant de presse en Algérie
La Fédération du MRAP de Marseille
27 décembre 2006
L'exigence centrale de la période : inscrire les luttes citoyennes dans une dynamique liant le combat laïque et le combat social
Malgré le refus du peuple français du traité constitutionnel européen le 29 mai 2005 ou le non de gauche a mobilisé 31,3% des votants(sondages à la sortie des urnes), la crise de la représentation politique s'approfondit.
Cela est du au fait que l'on ne passe pas aussi facilement d'un refus des politiques néolibérales à un projet alternatif au turbocapitalisme (terme qui nomme la phase actuelle du capitalisme). Pour ce faire,il faut en tout premier lieu élaborer une pensée cohérente qui répond aux aspirations du peuple en général et des couches populaires en particulier et non défendre uniquement un segment de population.
C'est notre rôle d'y contribuer dans le mouvement social en approfondissant notre travail d'éducation populaire laïque et social tourné vers l'action.
Les crises et l'impuissance de nombreuses organisations du mouvement social sont en grande partie dues à l'etroitesse de leur base sociale et à leur incapacité de répondre aux questions que se posent le peuple en général et les couches populaires en particulier.
Pour répondre à ces questions,l'UFAL continuera à travailler au sein du mouvement social durant les prochaines périodes électorales et s'interdira d'utiliser son sigle dans des soutiens électoraux.
Nous avons une grande force et une grande faiblesse.
Notre grande force est que nous nous inscrivons dans la suite des acquis du mouvement ouvrier et du mouvement laïque et républicain auxquels sont attachés les citoyens de notre pays.Notre vision laïque internationaliste nous met à l'abri des replis idenditaires et sectaires. Nous ne sommes pas comme le gauchisme culturel qui avance masqué en s'appuyant sur une volonté implicite de troquer notre idéal d'un vivre ensemble basé sur des droits laïques et sociaux universels pour promouvoir en France et en Europe le communautarisme anglo-saxon.Nous sommes potentiellement les seuls à être porteurs d'une pensée cohérente basée sur les neuf principes républicains du 21ème siècle:liberté,égalité,fraternité,laïcité,solidarité,
démocratie,sûreté,souveraineté populaire et développement durable.Cela explique notre développement actuel au même moment ou d'autres sont en crise ou en reflux. Cela nous place comme un adversaire résolu contre l'extrême droite nauséabonde mais montante en France et en Europe et contre l'ensemble des politiques néolibérales.
Mais nous avons une grande faiblesse: les laïques et les républicains de gauche et d'extrême gauche sont dispersés dans des stratégies souvent enthousiasmantes mais perdantes et nous sommes loin d'avoir réussi le rassemblement que les citoyens et leurs familles attendent et qui permettrait au mouvement social de mieux résister au rouleau compresseur du turbocapitalisme. Nous devons donc créer du lien social et républicain pour permettre ce rassemblement en étant ouvert aux autres.
D'aucuns pourront nous rétorquer que c'est plus facile à dire qu'à faire. Que trouver le bon positionnement dans un monde qui évolue vite n'est pas chose aisée. Que les défis sont nombreux. Que la tendance à une pause dans la réflexion est forte alors qu'elle serait mortifère. D'autant que nos gauchistes culturels tentent de nous enivrer avec leur consensus totalitaire à priori quand ce n'est pas avec leur double ou triple consensus! Comme si la démocratie et le suffrage universel était à jeteraux orties. Nous nous devons au contraire de parler haut et clair,d'expliciter les dissensus et de travailler à des compromis dynamiques soumis à la démocratie c'est-à-dire à l'information pour tous,au débat raisonné sur tous les problèmes et aux
choix par le suffrage universel républicain. Le rassemblement et le développment durable est à ce prix.
Pour cela ,nous avons une boussole:la liaison du combat social et du combat laïque. Si son promoteur,Jean Jaurès a été assassiné pour cela,l'idée elle perdure et nous saurons la faire fructifier. A condition de l'appliquer au 21 ème siècle et non de vouloir plaquer les solutions d'hier sur le monde d'aujourd'hui.
Pour le combat laïque ,nous devons combattre tous les racismes,tous les communautarismes et tous les intégrismes sans complaisance pour aucun. Mais nous ne pouvons pas faire comme si tous les communautarismes et tous lesintégrismes étaient aussi dangereux aujourd'hui.
Disons-le haut et clair ,aujourd'hui,l'intégrisme le plus dangereux est l'intégrisme islamiste.
Le communautarisme le plus dangereux est le communautarisme chrétien et principalement celui du à l'action du Vatican.
Combattre tous les communautarismes et tous les intégrismes ne doit pas nous empêcher de voir clair dans la hiérarchie de l'ordre des raisons. Mettre tout au même niveau est une insulte à la pensée,aux combattants de la liberté et un frein à une action vigoureuse.
Oui, l'intégrisme islamiste (à ne pas confondre avec la foi musulmane tout à fait respectable dans la sphère privée) est le plus dangereux des intégrismes: c'est celui qui tue le plus dans des attentats sanglants, c'est celui qui condamne les femmes à la soumission, c'est celui qui veut empêcher la liberté d'expression en obligeant des démocrates à se cacheret à se protéger.
Oui,le communautarisme chrétien(à ne pas confondre avec la foi chrétienne tout à fait respectable dans la sphère privée) et notamment celui proné par l'Opus dei au pouvoir au Vatican est le plus dangereux des communautarismes: c'est celui qui agit pour financer les écoles privées catholiques au détriment des écoles publiques, c'est celui qui veut empêcher le progrès médical,c'est celui qui souhaite tuer le principe de solidarité pour lui substituer la charité, c'est celui qui veut mettre la puissance publique à son service au lieu qu'elle soit au service du peuple tout entier,c'est celui qui
veut segmenter l'humanité et choisir à la place des femmes ce qu'elle doivent faire de leur corps.
Quant aux racismes , il convient de tous les combattre autant l'antisémitisme et la nouvelle judéophobie que celui de l'arabophobie.
L'UFAL prendra dans les mois qui viennent des initiatives pour combattre les racismes ,les communautarismes et les intégrismes.
Soyez prêts à les suivre.
Pour le combat social,nous devons combattre le processus de marchandisation et la privatisation généralisées des activités humaines et donc des services publics. Nous devons nous élever contre l'augmentation des inégalités sociales,contre l'augmentation de la pauvreté dans le monde et aujourd'hui dans tous les pays développés. Nous devons combattre un partage des richesses par trop inégalitaire.Nous devons suivre le chemin de Maurice Kriegel-Valrimont,membre du Conseil national de la résistance, qui nous enjoignait, il y a peu, de mettre au coeur de toute politique de changement,laprotection sociale comme principal élément de la "solidarité de la naissance à la mort".
C'est pourquoi nous devons nous inscrire avec toutes nos forces dans le combat des Etats généraux de la santé et de l'assurance-maladie(EGSAM) et dans celui de la Convergence nationale services publics(ex-Guérêt). Ces combats sont au coeur des besoins sociaux,ce ne sont pas des combats périphériques,ce sont des combats centraux qui demande le soutien de tous car ils sont prioritaires sur tous les autres combats sociaux. Nous vous appelons a rejoindre ces combats.
Mais le combat social,c'est aussi la promotion d'une autre conception de la famille. Laissons les grincheux et les hypocrites s'exclaffer de l'utilisation du mot "famille" alors qu'ils vivent en famille pour la grande majorité d'entre eux. Si nous estimons que la basede la société est le citoyen,force est de constater que la majorité des grincheux et des hypocrites vivent en famille(en ont-ils honte?).
Cette "honte" de parler de la famille va de pair pour les grincheux et les hypocrites avec leur refus de s'opposer au communautarisme clérical dans les politiques familiales. Ou étaient ces grincheux et ces hypocrites quand l'UFAL se battait victorieusement pour la reconnaissance légale du concubinage en plus du PACS ,quand l'UFAL se battait victorieusement pour l'égalité en droits des enfants légitimes naturels et adultérins, quand l'UFAL se battait victorieusement pour une transmission féministe du nom à l'enfant? Ou sont ces grincheux et ces hypocrites,quand l'UFAL se bat aujourd'hui sur de nouveaux combats comme le droit à l'adoption par les couples homosexuels, pour l'égalité en droits pour tous les couples, pour le clonage thérapeutique,pour le droit de mourir dans la dignité,pour la soildarité intergénérationnelle, pour un service public de la petite enfance,pour un service public des personnes agées et de la dépendance? Honte à ces grincheux et à ces hypocrites !
Le combat social ,c'est aussi d'être aux cotés des citoyens et de leurs familles pour le conseil juridique,pour le travail d'éducation populaire dans le secteur de la consommation,pour l'aide aux familles de détenus, pour l'alphabétisation ou encore l'aide familiale aux leçons pour les enfants scolarisés qui ont des parents qui ne parlent pas bien notre langue. Aider les "vrais gens" (citoyens et leurs familles qui ne sont pas des militants professionnels) est un devoir.
L'agrément éducation populaire que nous avons reçu du Ministère de la jeunesse et des sports et l'agrément santé que nous venons de recevoir du Ministère de la santé sont des outils que nous allons utiliser dans notre action de tous les jours.
Mais nous avons besoin de vous car les tâches sont immenses. En nous rejoignant ,vous aurez en retour le plaisir de ne pas vous trouver dans une impasse comme vous avez pu l'être dans le passé.
Un pour tous,tous pour un!
Hasta la victoria siempre,
bernard.teper@ufal.org
Président de l'UFAL
