09 mars 2009
"Les dessous du voile", par les rédacteurs de "Riposte Laïque"
Les dessous du voile, 1989-2009, vingt ans d'offensive islamique contre la République laïque (Editions
Riposte Laïque)
"Il y a vingt ans, à Creil, se déroulait la première affaire du voile,
dans une école de la République. Partant de cet événement, seize
contributeurs, dont trois enseignants confrontés, à Vendôme, Flers et
Lyon, aux mêmes problèmes,
expliquent le mécanisme qui
amène la France, pays des Droits de l’Homme et de la laïcité, à fermer
les yeux sur la nature de l’offensive du voile islamique.
Rédacteurs du journal électronique en ligne « Riposte Laïque »,
animateurs d’associations laïques ou féministes, ils s’interrogent :
faut-il se taire devant l’offensive de l’islam politique contre la
République, par crainte d’être catalogué
à l’extrême droite ?
La réponse est claire : les auteurs refusent la loi du silence, et
posent des questions fort dérangeantes. Est-il normal que dans un pays
qui a voté depuis plus d’un siècle la loi de séparation des Eglises et
de l’Etat, le voile s’affiche de plus en plus souvent dans les rues,
alors que de l’autre côté de la Méditerranée, des femmes meurent pour
ne pas le porter ? Est-il normal que des voiles intégraux, empêchant
l’identification d’une personne, apparaissent dans l’Hexagone ? Est-il
normal que la propriétaire d’un gîte de montagne soit traînée devant
les tribunaux, et lourdement condamnée, pour avoir demandé à une femme
de retirer son voile dans les parties communes ? Est-il normal que le
président de la République s’adresse spécifiquement à ses «
compatriotes musulmans » ? Les auteurs interpellent donc le «
laïquement correct », aussi virulent contre le Vatican qu’il est
discret sur l’offensive islamique. Montrant toutes les petites lâchetés
des politiques de gauche comme de droite, depuis 1989, ils analysent la
situation et dénoncent les risques encourus : une société où, sous
l’influence de l’islam, le religieux sort de sa sphère privée, et
entend régenter la vie des citoyens.
Ils en appellent à un sursaut face à l’offensive d’un totalitarisme politico-religieux
qui réclame toujours davantage d’« accommodements raisonnables » avec les
principes laïques de notre pays.
Cela suffit !"
La
sortie du livre est prévue le 15 mars, mais on peut d'ores et déjà le
commander. Jusqu’au 15 mars, "Riposte Laïque" propose un prix de
lancement : 12 euros, plus 4 euros de frais de port, soit 16 euros.
Passé cette date, le prix sera de 19 euros, frais de port compris.
Les chèques sont à émettre à l'ordre de "Riposte Laïque", et à adresser à :
Riposte Laïque, Boite postale 82035, 13201 Marseille
Plus d'infos
19 mars 2008
"Réplique au discours de Nicolas Sarkozy, Chanoine de Latran"
"Le président de la république
Nicolas Sarkozy a accepté d’être nommé Chanoine honoraire de Latran, la
paroisse du Vatican à Rome. A l’occasion de son intronisation, il a
prononcé un discours qui adopte le concept de « laïcité positive »
défendu par le pape Benoît XVI. Le ridicule du ton de prédicateur qu’il
adopte, les injures et les provocations auxquelles il se livre contre
les Lumières, la vision républicaine de l’histoire de France et les
maîtres de l’école publique, ne doivent pas faire perdre de vue
l’objectif politique qu’il poursuit. Il s’agit de faire entrer la
France dans la logique du « choc des civilisations », où les religions
définissent les personnes, les sociétés et le système des relations
internationales. Pour cela, il veut tourner la page de la loi de 1905
de séparation des Églises et de l’État. Danger !"
Jean-Luc Mélenchon, Laïcité. Réplique au discours de Nicolas Sarkozy, Chanoine de Latran, Editions Bruno Leprince, 2008
11 octobre 2007
"Contre le communautarisme"
Julien Landfried, Contre le communautarisme, Paris, Armand Colin, 2007
"Le
communautarisme ? Naguère absent de notre vocabulaire et de nos
préoccupations premières, il s'est en quelques années emparé du terrain
et a colonisé bien des esprits.
Nous voici, en guise de «progrès», promis à la juxtaposition ethnique,
religieuse ou sexuelle. Des minorités victimaires aux «lois
mémorielles», de la discrimination positive aux «minorités visibles»,
du politiquement correct à la pénalisation des débats, de l'importation
du conflit israélo-palestinien aux ethno-régionalismes, quel
déferlement !
Certains imaginent le phénomène soluble dans la République. C'est
exactement le contraire qui est en train de se passer. Le chantage
exercé par des entrepreneurs communautaires non représentatifs
rencontre la complaisance médiatique et bénéficie du soutien de maint
responsable.
Une partie de nos élites, jouant les apprentis sorciers, croit avoir
trouvé la martingale pour durer: on gomme le peuple souverain, on gère
la division et la concurrence communautaire…
Le présent essai apporte la démonstration magistrale d'une collusion
entre petites lâchetés, grand cynisme et abandon résolu de tout projet
égalitaire. Et dessine les contours d'une – très urgente –
contre-attaque républicaine.
Julien Landfried est le cofondateur et directeur de l'Observatoire du communautarisme (www.communautarisme.net),
qui publie depuis 2003 des analyses de chercheurs et d'intellectuels
sur le communautarisme, la laïcité, les discriminations et le racisme."
02 janvier 2007
"Dieu et Marianne"
Faite pour tout le peuple, la République laïque libère le droit de ce
qui divise les hommes. Ni religions reconnues, ni athéisme consacré.
Une même loi vaut pour tous. A la liberté de conscience se conjugue la
pleine égalité de celui qui croit au ciel et de celui qui n'y croit
pas. La complicité tendue de dieu et de César laisse la place à
l'affranchissement réciproque de Dieu et de Marianne. Contrairement aux
particumarismes exclusifs, la laïcité permet de concilier la diversité
des croyances et des patrimoines culturels avec l'égalité des droits.
Ainsi, le bien commun échappe à la guerre des dieux. Et l'ouverture à
l'universel est préservée par l'espace civique.
La
laïcité n'est pas le degré zéro des convictions. Elle parie sur des
hommes libres, maîtres de leur jugement, capables de concorde
authentique. L'école laïque apprend à ne pas transiger avec l'exigence
de vérité. Cette confiance dans la souveraineté de la pensée humaine
est la vertu propre à la laïcité, force d'âme fraternelle où se
transcendent les différences. Liberté, égalité et fraternité trouvent
en elle leur sens plein et généreux.
Ce livre propose une
philosophie de la laïcité. Il conjugue les approches de l'histoire, de
la théologie et du droit. Sans polémique, il éclaire les questions
actuelles par une réflexion sur la genèse et les fondements de l'idéal
laïque. Il en montre la dimension émancipatrice face à la menace des
nouveaux obscurantismes et des identités exclusives.
Henri Pena-Ruiz, Dieu et Marianne : philosophie de la laïcité, PUF, coll. « Fondements de la politique » (1999 ; 2e éd. revue et augmentée 2005)
30 décembre 2006
"Histoire de la laïcité"
La laïcité, c'est la liberté de conscience liée à l'égalité de
traitement de celui qui croit au ciel et de celui qui n'y croit pas.
Les lois communes dessinent ainsi une sphère publique consacrée au seul
intérêt général. Faire prévaloir ce qui unit sur ce qui divise, c'est
fonder une paix authentique. Laïque, l'Éat républicain se fait
accueillant à tous, sans discrimination. Pour cela, il se refuse à tout
privilège public des particularismes : ni religion reconnue, ni
athéisme consacré. Les religions et les humanismes athée ou agnostique
peuvent se vivre librement, dans la sphère privée de l'intimité
personnelle ou des associations qui n'engagent que leurs membres. Sans
cela, l'enfermement dans la différence se raidit en communautarisme, et
la guerre des identités mutuellement exclusives se profile. En
revisitant l'histoire de la laïcité, Henri Pena-Ruiz montre comment
s'est affirmé un tel idéal, dont la portée universelle apparaît chaque
jour davantage.
Henri Pena-Ruiz, Histoire de la laïcité, Genèse d'un idéal, Découvertes Gallimard Histoire, 2005
05 décembre 2006
"Qu'est-ce que la laïcité ?"
"Certains
hommes croient en un dieu, d'autres en plusieurs; d'autres encore sont
athées ou agnostiques. Tous ont à vivre ensemble. Cette vie commune,
selon la première Déclaration des droits de l'homme, doit assurer à
chacun et la liberté de conscience, qui exclut toute contrainte
religieuse ou idéologique, et l'égalité de droit, incompatible avec la
valorisation privilégiée d'une croyance. La puissance publique promeut
le bien commun. Elle devra donc être neutre sur le plan confessionnel
et développer, par l'instruction, l'exercice autonome du jugement afin
que tous apprennent à vivre leurs convictions sans fanatisme ni
intolérance.
Ainsi comprise, la laïcité n'est pas de l'ordre d'une
option spirituelle particulière, mais constitue une condition de
possibilité fondamentale de la vie publique. On ne saurait en
conséquence la renégocier sans cesse, notamment au gré des fluctuations
du paysage religieux et des rapports de forces qui les sous-tendent."
Henri Pena-Ruiz, Qu'est-ce que la laïcité ?, Gallimard, Paris, 2003