11 octobre 2008
2 mois de prison avec sursis, et 4000 euros de dommages et intérêts ! Juges, Mrap-LDH et tous ceux qui ont enfoncé Fanny, honte
Il
y a des moments où vous sentez une violence irrésistible monter en
vous, et le besoin de donner un grand coup de poing quelque part. C’est
ce qui nous arrive, à l’heure où j’écris cet édito. Je viens d’avoir
Fanny au téléphone. Selon les informations recueillies, elle a été
condamnée en appel à deux mois de prison avec sursis, pour
discrimination religieuse ( !!!) et au total à 4000 euros d’amende.
Oui, vous lisez bien, de la prison avec sursis, comme pour un voleur de voiture, et une amende énorme, comme pour un politique qui détourne des fonds publics, pour avoir poliment demandé à une femme d’enlever son voile dans les parties communes d’un gîte !
Certes, nous pourrions écrire que c’est mieux que 4 mois de prison avec sursis et 8.490 euros d’amendes et de dommages et intérêts du premier verdict d’Epinal, et, que c’est une demi-victoire, due à l’évolution du rapport de forces, depuis un an.
Eh bien non ! Nous sommes tous révoltés qu’une femme comme Fanny Truchelut puisse être condamnée à de la prison avec sursis. Nous en pleurons de rage et d’indignation. Dans quel pays sommes-nous, quand, quotidiennement, des délinquants pourrissent la vie de leur quartier, et qu’il leur faut plusieurs infractions, souvent violentes, pour avoir une première condamnation ? Une peine de prison pour Fanny, qui a toujours été respectueuse des lois de son pays, est indécente, quand un islamiste qui terrorise un hôpital, à Bourg, et ose demander 100.000 euros de dommages et intérêts, se voit seulement condamné à 1000 euros d’amende, sans la moindre peine de prison !
Une amende de 4000 euros à payer, et à qui ?
A la famille Demiati ! Ils étaient trois à passer à la caisse, lors du premier jugement, eh bien ils sont quatre maintenant, ils ont ajouté la mère !
500 euros chacun, multiplié par quatre, cela fait 2000 euros. Et comme cela ne suffisait pas, ils ont encore ajouté 500 euros pour le préjudice subi par le reste de la famille !
2500 euros, c’est bien payé pour faire le prosélytisme du voile, chapeau les juges, et bravo les Demiati, cela rapporte gros de militer pour le port du voile partout dans la société !
Certes, suivant l’avis du procureur de la République, il n’y a pas, contrairement à la première fois, d’amende pénale.
Mais le Mrap, la LDH et la Licra perçoivent leur dîme, chacune 1 euro de dommages et intérêts, et 500 euros de dédommagements, soit 1500 euros au total.
Il faut bien faire vivre les Tubiana, Aounit et leur petite bureaucratie, qui passent leur temps à traîner devant les tribunaux ceux qui osent ne pas respecter la loi des talibans français. Nous enrageons de penser qu’on gave de subventions, avec nos impôts, ces associations anti-républicaines, et qu’on donne 11 millions par an à la Halde pour appuyer leur offensive !
On regrettera que la Licra nationale, en se montrant incapable d’empêcher le médiocre Bouvier, son avocat local, de prendre les patins des sbires d’Aounit et de Tubiana, se discrédite durablement, à nos yeux, dans le combat laïque, malgré la qualité de certains de ses militants.
Quant aux imposteurs du combat anti-raciste, qu’ils ont dévoyé, le Mrap de l’ineffable Aounit, et la LDH du tandem Dubois-Tubiana, nous leur disons tout notre mépris. Ils peuvent être fiers d’eux ! Ils ont insulté impunément Fanny en plein tribunal, et surtout, ils se servent sur la bête ! Déjà ruinée, cette femme va devoir, à cause d’eux, outre ses frais d’avocats, outre les 2500 euros d’amende aux Demiati, les engraisser encore chacun de 500 euros ! Chapeau, les « anti-racistes », vous ne vous sentez pas mal dans vos baskets, vous pouvez vous regarder dans la glace sans baisser les yeux ?
Mais une telle sanction ne serait pas arrivée sans la complaisance, pour ne pas dire la complicité, de toutes les icônes laïques, qui, au mieux, ont brillé par leur silence, au pire ont enfoncé Fanny. Merci Caroline Fourest, pour tes premiers commentaires, au lendemain du procès d’Epinal, estimant que le verdict était sévère, mais qu’il fallait l’accepter ! Quand elle va payer son amende, Fanny aura sûrement une pensée pour toi, et quand elle va passer à la caisse, Horia Demiati pourra te dire merci !
Merci à ces sympathiques journalistes de l’Est Républicain qui, jusqu’au bout, auront fait passer Fanny pour une raciste soutenue par l’extrême droite, vous avez fait du bon boulot !
Merci aux organisations laïques et féministes qui, à des très rares exceptions, se sont bien gardées de prendre position, et qui, quand elle l’ont fait, ont, elles aussi, relayé les accusations des islamistes, en donnant des leçons de laïcité bien pensante qui étaient autant de coups de poignard dans le dos pour notre amie. Merci aux philosophes laïques qui défendent le voile à l’université, cela nous a aussi donné un sacré coup de main !
Merci les juges d’Epinal, vous qui avez déshonoré la justice, en laissant les tristes sires, avocats du Mrap et de la LDH, Weltzer et Tubiana, insulter impunément Fanny pendant toute l’audience. Vous pouvez être fiers de vous, et de votre premier verdict.
Merci les juges de Nancy, d’ailleurs l’un d’entre vous, à l’audience, osera demander à Fanny si le fait d’être juive n’avait pas influencé sa décision. Incompétent qui ne maîtrise pas son dossier, comme l’avocat du Mrap qui avait traitée Fanny d’intégriste catholique ! Elle n’est pas plus juive que catholique, elle est athée, et n’a fait baptiser aucun de ses quatre enfants. Mais grâce à vous, elle est encore davantage ruinée, et la famille Demiati aura les moyens de se payer de belles vacances, en faisant du prosélytisme pour le voile, uniforme de l’islam, religion de paix, contre la laïcité !
Surtout, messieurs les juges, vous ne pouvez pas ne pas comprendre le message que vous envoyez, dans une période où les islamistes multiplient les provocations pour tester la résistance de la République. En condamnant Fanny, vous leur dites : « Allez-y, nous vous couvrons ! ». Et surtout, vous envoyez un message terrible à l’ensemble de la société française : « Acceptez le voile partout où il se présente, sinon on vous condamne ».
Quelle est la crédibilité d’un Sarkozy, quand il prétend lutter contre les islamistes en Afghanistan, et qu’il laisse ses juges massacrer une femme comme Fanny Truchelut ? Une seule conclusion s’impose : ce n’est qu’un phraseur, il n’y a rien derrière, et il est en Afghanistan pour relayer les intérêts géo-stratégiques américains, pas pour combattre des islamistes qu’il caresse dans le sens du poil en France !
On nous dira qu’en France, il y a, en principe, indépendance de la Justice, mais de tristes affaires (cf Tapie) nous ont montré que les pressions étaient légion et par ailleurs, les déclarations publiques des ministres à propos de l’affaire de l’annulation de mariage pour cause de non-virginité témoignent que le pouvoir politique est capable de donner des signaux forts quand il le veut. Plus largement encore, on peut se poser la question de l’égalité judiciaire sur le territoire français. Il paraît qu le loi est la même pour tous, mais quand son application dépend de juges, c’est-à-dire d’individus particuliers, de leurs valeurs, de leurs engagements politiques, pour ne pas parler de leur gauchisme béat et antirépublicain, il est temps de tirer la sonnette d’alarme. France, ta justice fout le camp !
Bien sûr nous ne baisserons pas les bras. Nous sommes naturellement aux côtés de Fanny, et, comme depuis le début, respecterons ses décisions. Vous pourrez lire dans l’interview qu’elle nous a fait parvenir quel est son état d’esprit.
Cette décision, inique, montre à quel point la loi de 1905, nécessaire, n’est plus suffisante. Elle confirme le fait qu’il faut une nouvelle définition de l’espace public-privé, et que les laïques qui racontent que la rue, c’est l’espace privé sont à côté de la plaque. Jacques Myard a eu raison de redéposer, le 23 septembre dernier, un projet de loi contre le voile. Il faut légiférer pour mettre fin à cette invasion de l’espace civil, à moins qu’on ne veuille voir la France se couvrir encore davantage de l’uniforme de l’islam politique (pléonasme), à moins qu’on ne veuille voir des juges serviles envoyer en prison les Fanny Truchelut de demain.
Faites confiance à notre journal pour ne pas baisser les bras. Certes, on est tous sous le choc, on est tous en colère, mais cela va encore galvaniser notre détermination, et notre volonté de défendre la laïcité de l’offensive d’un fascisme politico-religieux dont le voile est l’uniforme.
No pasaran !
18 août 2008
Fanny Truchelut doit être relaxée
Pétition à l'initiative de Riposte Laïque
Le 6 juillet 2006, Fanny Truchelut, propriétaire d’un gîte de montagne dans les Vosges, accueillait cinq personnes qui avaient réservé leur séjour par Internet. Deux femmes de ce groupe étaient ostensiblement voilées. Surprise par un voile aussi patent, Fanny leur a demandé de bien vouloir le retirer dans les parties communes de son gîte, en hôtesse soucieuse de préserver l’harmonie d’un lieu paisible et les convictions de ses autres locataires qu’une tenue symbolisant la soumission des femmes pouvait troubler.
Son interlocutrice, Horia Demiati, militante active du port du voile - notamment sur les lieux de travail - se montrera intransigeante, repoussant le compromis proposé par la propriétaire. Devant cette attitude, et à la demande de la cliente, Fanny Truchelut lui a rendu ses arrhes, pensant ainsi clore le différend par respect mutuel. Mais Horia Demiati est allée aussitôt porter plainte, soutenue en la circonstance par le Mrap local.
Le procès de Fanny Truchelut a eu lieu quinze mois plus tard, le 2 octobre 2007, à Epinal. L’accusée, qui s’est retrouvée bien seule, a été salie par les avocats du Mrap, de la LDH, de la Licra, et même par la presse locale, chacun de ces organismes s’empressant de voir en elle une femme « raciste » et, qui plus est, « peu intelligente » ! Conséquence : Fanny Truchelut a été condamnée pour « discrimination religieuse » à quatre mois de prison avec sursis et à 8.490 euros d’amende et de dommages et intérêts. L’accusation de racisme n’a pas été retenue.
On ne peut qu’être abasourdi par la sévérité d’une telle condamnation et par son incohérence avec d’autres sentences : défendre l’égalité républicaine en récusant la « négation de l’égalité des sexes » coûterait donc plus cher que mettre en danger la vie d’autrui ?
Rappelons qu’en 1998, à l’hôpital de Bourg-en-Bresse, un mari musulman, qui s’était opposé violemment à ce qu’un obstétricien assistât son épouse lors d’une délivrance difficile, s’est vu condamné à 1000 euros d’amende (il avait, quant à lui, l’outrecuidance de demander 100 000 euros de dommages et intérêts en raison du handicap dont son propre enfant a été victime suite aux interminables minutes qu’ont exigées les négociations destinées à permettre l’intervention du médecin accoucheur).
N’oublions pas que l’homme qui a menacé de mort Robert Redeker n’a été condamné qu’à 750 euros d’amende et à 6 mois de prison avec sursis, alors que depuis cette fatwa, Robert Redeker connaît l’enfer d’une existence cloîtrée.
Comment ne pas être révolté face à la situation alarmante de Fanny Truchelut, qui, peu après sa condamnation, a dû vendre son gîte, changer de domicile, pour se retrouver finalement, à cinquante-quatre ans, dans l’obligation de se reconstruire seule, avec, à charge, ses deux plus jeunes enfants !
Son procès en appel aura lieu dans les prochaines semaines, à Nancy. Nous lui apportons d’ores et déjà notre indéfectible soutien doublé d’une solidarité sans faille. Nous demandons qu’elle soit relaxée. Une peine de prison, même avec sursis, serait déplacée pour cette femme qui a toujours veillé à éduquer ses quatre enfants dans le respect des lois.
En outre, une amende ou des dommages et intérêts, dont la plus grande partie récompenserait le Mrap, la LDH et Horia Demiati pour leur militantisme discriminatoire, serait non seulement inique mais grèverait - peut-être pour toujours - la possibilité qu’a Fanny Truchelut de s’en sortir.
Par ailleurs, ce procès est un test grandeur nature pour la société tout entière. Des directrices d’écoles, des enseignantes et des enseignants ont déjà été déférés devant les tribunaux pour avoir contesté la présence d’accompagnatrices voilées lors de sorties scolaires.
Or,
le 27 juin 2008, le Conseil d’Etat a refusé d’accorder la nationalité
française à une femme d’origine marocaine qui portait la burqa. Fadela
Amara, secrétaire d’Etat à la Ville, a jugé cette décision « excellente, légitime, particulièrement crédible parce qu’elle se fonde sur les valeurs de notre
République ».
Mieux : lorsque Le Parisien du 16 juillet dernier a demandé à Fadela
Amara si elle faisait « la différence entre le voile et la burqa », la
secrétaire d’Etat à la Ville a répondu ceci : « Tout est question de centimètres de tissu. Mais pour moi, c’est la même chose », rendant ipso facto « excellente,
légitime, et particulièrement crédible » la décision par laquelle Fanny Truchelut s’est opposée, le 6 juillet 2006, « au port du voile, qui n’est pas un signe
religieux mais, comme la burqa, un signe d’oppression des femmes » (Fadela Amara, Le Parisien, 16- 07-2008).
Toute condamnation, même symbolique, de Fanny Truchelut serait donc interprétée par les fondamentalistes musulmans comme un encouragement à multiplier les poursuites judiciaires à l’encontre de ceux qui entendent défendre « les valeurs de notre République », et contraire à l’Arrêt du Conseil d’Etat du 27 juin 2008.
Les valeurs de la République française « ne sont pas négociables » ! Voilà pourquoi nous demandons au législateur de prendre les dispositions nécessaires pour que des personnes lucides et courageuses comme Fanny Truchelut ne soient plus traînées en justice par ceux-là mêmes qui rêvent de voir les lois religieuses se substituer aux lois de la République.
Premiers signataires : Anne Zelensky, présidente de la Ligue du Droit des Femmes, Michèle Vianès, présidente de Regards de Femmes, Annie Sugier, présidente de la Ligue du Droit International des Femmes, Pierre Cassen,animateur de Riposte Laïque, président de l’Ufal des Yvelines, Robert Redeker, philosophe, Pierre-André Taguieff, philosophe et historien des idées, directeur de recherche au CNRS, Monia Haddaoui, association Ghofrane, Ivan Rioufol, journaliste, Jean-François Chalot, président de l’Ufal 77, Martine Ruppé, présidente du Comité Ornais de Défense de la Laïcité (COD), Denis Pelletier, président sortant de l’Association Des Libres Penseurs de France, Inspecteur de l’Education Nationale honoraire, Evelyne Rochedereux, militante féministe, présidente associative, Simon Blumental, président d’Algérie Ensemble, Françoise Flamant, auteure, Léon Ouaknine, ex directeur général de l’Institut Universitaire de Gérontologie Sociale du Québec, Johannes Robyn, président de l’Union des Athées, Pascal Hilout, fondateur du nouvel islam, Jean-Claude Santana, président de l’Ufal du Rhône, Michèle Bruhat, militante féministe et laïque, Dominique Gay, médecin généraliste, Hubert Sage, résident de l’UFAL-38, président du cercle "Laicité et République Sociale", Pierre Lefebvre, président de Primo, Pierre Régnier, ancien secrétaire national CFDT de la radio-télé publique, Suzy Candido, présidente de l’Ufal de Toulouse, Roland Monnet, Président du "Cercle Edgar Quinet Aristide Briand, Chantal Crabère, retraitée de l’Education nationale, Kebir Jbil, président de l’Ufal de Strasbourg, Robert Albarèdes, maire honoraire de Gréasque, Arielle Campin, étudiante en psychologie, vivant en Australie, Pierre Baracca, président de l’Ufal de Lille, Hervé Boyer, conseiller municipal à Golbey (88), Christine Tasin, militante du MRC17, Roman Bernard, rédacteur du blog Criticus, Evelyne Szafarz, professeur assistant, française, vivant aux Etats-Unis, Josiane Sberro, chef d’établissement retraite, vice-présidente Primo, Adeline Fauconnier, conseillère principale d’Education, Louis Chagnon, professeur d’histoire chargé de recherche, Simon Archipenko, président de Voltaire République, Ricardo Zugaro, pianiste concertiste, Laurence Gresse, enseignante à Echirolles (38), Jean-Loup Bidot, professeur de philosophie, Brigitte Bré Bayle, enseignante à Marseille, Georges Brousse, militant laïque (Libre Pensée), Mireille Popelin, enseignante retraitée, secrétaire de l’Ufal de Lyon, Guy Philippe, agrégé de mathématiques à la retraite, Maurice Vidal, professeur de philosophie, Pierre Crolais, militant laïque, Lemballe (22), Isabelle Voltaire, administratrice nationale de l’Ufal, secrétaire de l’Ufal 77, Radu Stoenescu, philosophe, Aube Passeron, citoyenne laïque, Denis Carnet, LDH Le Pecq, Patricia Degallaix-Maury, sage-femme, Rosa Valentini, enseignante, trésorière de l’UFAL des Yvelines, Alain Bonet, enseignant, Emmanuel Itié, ingénieur en informatique, Charlotte Bré, enseignante, Guylain Chevrier, historien, administrateur national de l’Ufal, Sorel Zissu, retraité, Régis Rousseau, photographe, Yves Pialot, retraité Education nationale (professeur de lettres), Guy Beaupin, chef d’entreprise retraité, Jean-Eric Lagesse, libraire, Jacky Eonin, retraité, Leon Tourtzevitch, enseignant retraité, Benoît Drouot, professeur d’histoire géographie en lycée, Annie Lecompte-Billard, institutrice retraitée, Vincent Maunoury, traducteur, Annie Ségure Daudé, directrice de crèche, retraitée, Michel Tonarelli, Pierre Bellenger, ancien conducteur de travaux publics, Jacques Le Roux, citoyen laïque, Françoise Magnard, retraitée de l’enseignement public, Alain Escriou, installateur, Annick Mouillé, retraitée de l’EN, Zoé Bosquet, retraitée.